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Vous êtes ici : Accueil / Accords mets & vins / Quel vin avec le saumon ? Fumé, en croûte, au four ou à la crème

Quel vin avec le saumon ? Fumé, en croûte, au four ou à la crème

4 décembre 2019

Par Emmanuel Delmas, sommelier depuis 1995 (La Tour d'Argent, Plaza Athénée) · Mis à jour le 31 octobre 2026

Quel vin avec le saumon ? Dans la grande majorité des cas, un vin blanc sec, vif et encore jeune, car la chair grasse du saumon supporte mal les tanins des vins rouges. Mais c’est la préparation qui choisit le vin, bien plus que le poisson lui-même : un saumon fumé à l’apéritif et un coulibiac au réveillon ne réclament pas la même bouteille.

À l’approche des fêtes, j’ai réuni ici tous mes accords, du saumon fumé de l’entrée au saumon en croûte du plat principal, avec l’âge idéal du vin à chaque fois. Pour le reste du menu, vous trouverez toutes les réponses dans mon guide des accords pour les repas de fêtes.

Je vous réserve aussi un accord que vous ne lirez nulle part ailleurs : celui que j’ai servi à un client il y a une dizaine d’années, avec un saumon fumé, et qui reste l’un des plus lumineux de ma carrière.

En bref : quel vin avec le saumon ?
Choisissez un vin blanc sec et vif, encore jeune, et adaptez-le à la préparation.
  • Saumon fumé : un sauvignon ou un chenin de Loire (Sancerre, Pouilly-Fumé, Jasnières, Montlouis), de 2 à 5 ans, ou un Champagne, blanc ou rosé.
  • Gravlax, tartare, saumon mariné à l’aneth : un blanc énergique sur sa jeunesse ; avec l’aneth, un blanc de garrigue du sud de la vallée du Rhône (Côtes du Rhône, Vacqueyras, Lirac), de 3 à 7 ans.
  • Saumon au four, en papillote ou grillé : un blanc salin, né près de la mer (Muscadet, Picpoul de Pinet), ou un Chablis, de 2 à 7 ans.
  • Saumon à la crème ou en sauce : un blanc plus charnu et un peu évolué (Bourgogne, Graves, Pessac-Léognan, Savennières), de 5 à 10 ans.
  • Saumon en croûte ou coulibiac : un blanc vif de moyenne constitution (Vouvray, Sancerre, Roussette de Savoie, Chignin-Bergeron), de 3 à 7 ans.
  • Vin rouge : seulement un pinot noir patiné, aux tanins fondus, de 10 à 15 ans.
  • L’accord qui surprend : un whisky tourbé d’Islay, le Caol Ila, avec le saumon fumé.
Vin blanc et tranches de saumon fumé, l'accord des fêtes
Le vin blanc et le saumon fumé, telle une évidence…
Sommaire de l'article Masquer le sommaire
1) Quel vin selon votre saumon ?
2) Les points d’ancrage™ du saumon
2.1) La chair grasse et tendre
2.2) Le fumé et le sel
2.3) Les crèmes et les sauces
2.4) Les herbes aromatiques
3) Quel vin avec le saumon fumé ?
3.1) Le sauvignon de Loire
3.2) Le chenin de Loire
3.3) Les blancs aromatiques
3.4) Et un vin blanc plus évolué ?
3.5) Et le Champagne avec le saumon fumé ?
3.6) Et le citron sur le saumon fumé ?
4) Quel vin avec le saumon gravlax ou un tartare de saumon ?
5) Quel vin avec le saumon au four, en papillote ou grillé ?
6) Quel vin avec le saumon à la crème ou aux herbes ?
6.1) Avec un saumon aux herbes, sans sauce
6.2) Avec un saumon à la crème ou en sauce
7) Quel vin avec un saumon en croûte ou un coulibiac ?
8) Peut-on boire du vin rouge avec le saumon ?
9) Deux accords qui surprennent avec le saumon fumé
9.1) Le whisky Caol Ila, un accord lumineux
9.2) Un blanc moelleux carafé six heures
10) Saumon fumé en entrée, coulibiac en plat : quels vins pour le menu de fête ?
10.1) Pour aller plus loin
10.2) Articles qui pourraient vous intéresser:
10.3) LECONTE DES FLORIS, PEZENAS
10.4) WEEK END EN BOURGOGNE
10.5) PETIT PERIPLE EN CENTRE-LOIRE

Quel vin selon votre saumon ?

Voici la grille que j’utilise. Repérez votre préparation, puis choisissez l’appellation qui vous fait envie ou celle que vous avez déjà en cave.

Votre saumon Le profil du vin Les appellations L’âge idéal
Fumé Blanc sec, vif et aromatique, avec un peu de chair Sancerre, Pouilly-Fumé, Quincy, Reuilly, Pouilly-sur-Loire (chasselas), Jasnières, Vouvray, Montlouis, Savennières, Muscadet, Gros Plant, Bergerac sec, Graves, Côtes de Blaye, riesling, sylvaner ou auxerrois d’Alsace, grenache gris des Côtes catalanes, Champagne blanc ou rosé 2 à 5 ans
Gravlax, tartare, mariné à l’aneth Blanc énergique, sur sa jeunesse ; vin de garrigue avec l’aneth Côtes du Rhône blanc, Vacqueyras blanc, Lirac blanc ; sinon les blancs du coulibiac 3 à 7 ans
Au four, en papillote, grillé Blanc croquant, salin, souvent né près de la mer Muscadet, Fiefs Vendéens Brem, Chablis, Petit Chablis, vin de pays charentais, Picpoul de Pinet, Limoux 1 à 7 ans selon l’appellation
Aux herbes (thym), sans sauce Blanc du Sud, charnu, sans élevage en fût Bellet, Palette, Côtes de Provence, vins de Corse, Saint-Joseph, Crozes-Hermitage, Saint-Péray, Jurançon sec, Pacherenc sec, Bergerac, Gaillac 2 à 5 ans
À la crème, en sauce Blanc charnu, équilibre entre acidité et rondeur, un peu évolué Côtes d’Auxerre, Montagny, Mercurey, Mâcon, Meursault, Santenay, Graves, Pessac-Léognan, Savennières, Vouvray, Arbois 5 à 10 ans (jusqu’à 15 ans pour les Graves)
En croûte, coulibiac Blanc vif de moyenne constitution, encore jeune Vouvray, Montlouis, Anjou, Chinon blanc, Sancerre, Touraine, Menetou-Salon, Pouilly-Fumé, Roussette de Savoie, Chignin-Bergeron ; Saint-Joseph et Crozes-Hermitage blancs (2 à 5 ans) 3 à 7 ans
Si vous tenez au rouge Pinot noir patiné, tanins fondus Sancerre, Menetou-Salon, Bourgogne, Bouzy, Rosé des Riceys (un rosé de pinot noir), Alsace ; trousseau ou ploussard du Jura (7 à 12 ans) 10 à 15 ans
Lire aussi:  BENOIT CANTIN, IRANCY

Les points d’ancrage™ du saumon

Pour construire un accord, je commence toujours par repérer les points d’ancrage™ du plat, c’est-à-dire les éléments sur lesquels le vin va venir s’appuyer. Avec le saumon, il y a d’abord sa chair, puis tout ce que la préparation lui apporte : le fumé et le sel, une crème, une sauce, quelques herbes.

Aucun de ces éléments ne décide seul. Un accord réussi avec le saumon est une harmonie, où chaque élément joue sa partition, et le vin doit répondre à l’ensemble.

Les 4 points d’ancrage™ du saumon
1. La chair grasse et tendre
Un blanc vif, avec un peu de chair
2. Le fumé et le sel
Un blanc aromatique, salivant
3. La crème ou la sauce
Un blanc plus charnu, un peu évolué
4. Les herbes
Un blanc qui vient du même paysage (garrigue, Provence)

La chair grasse et tendre

Pavé de saumon cuit, une chair grasse
Le saumon, un poisson gras à la chair tendre

La chair du saumon se veut grasse et tendre, et la maîtrise de la cuisson joue un rôle prépondérant dans l’expression de ses saveurs et de sa texture. Ses saveurs iodées sont assez présentes, elles aussi.

Surtout, d’expérience, les tanins d’un vin rouge se heurtent à la chair du saumon : c’est la première raison pour laquelle le vin blanc s’impose.

Le fumé et le sel

Le saumon fumé ajoute à ce gras des notes fumées et salées. Le vin devra les accompagner sans les écraser, avec une belle trame acide et un peu d’aromatique.

Les crèmes et les sauces

Le saumon est souvent accompagné d’une sauce ou d’une crème, à base de crème fraîche, de citron ou de beurre clarifié. La sauce change alors considérablement les marqueurs du plat.

Crème, œufs et beurre ne sont pas les amis du vin rouge : à table, ils s’accordent mal avec ses tanins. Ajoutez à cela une chair de poisson qui n’aime pas le tanin, et vous rencontrez un double problème.

Les herbes aromatiques

Les herbes font souvent partie de l’assaisonnement du saumon, même pendant la cuisson, et leur incidence est réelle. L’aneth et la ciboulette viennent à l’esprit tout particulièrement, le thym aussi.

Elles représentent un autre point d’ancrage sur lequel il est bon de s’appuyer. Un vin blanc né dans un paysage qui accueille ces herbes prend alors tout son sens.

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Quel vin avec le saumon fumé ?

Quel vin avec le saumon fumé ? Un blanc sec et vif
Quel vin avec le saumon fumé ? Du vin blanc, évidemment, mais pas n’importe lequel…

Le saumon fumé est un mets d’une très grande finesse. Accompagné de son blini, de sa briochine ou de son pain toasté, d’une crème fraîche légère et parfois de quelques herbes, il offre un grand plaisir à la dégustation.

Instinctivement, l’idée est de l’associer à un vin blanc sec. J’acquiesce, à condition que ce vin ne se montre pas trop typé, rustique ou trop gras, pour ne pas alourdir l’échange.

Un vin blanc affûté et élancé rehaussera la légèreté du plat. L’acidité devra jouer de sa fougue pour accompagner le goût fumé et la sensation légèrement grasse du poisson.

Le sauvignon de Loire

Un sauvignon sur un terroir riche, tel un Quincy, s’invite volontiers à la table du saumon fumé. N’oublions pas un Pouilly-Fumé ou un Sancerre, voire un Reuilly non loin de là.

Le Pouilly-sur-Loire, issu du rare chasselas, permet également un accord tout aussi vivifiant.

Silex 2011 du domaine Didier Dagueneau et saumons fumés, une alliance formidable
Silex 2011 du domaine Didier Dagueneau (Louis-Benjamin Dagueneau), un sauvignon sublime avec le saumon fumé

Le chenin de Loire

Un chenin blanc tout de fruit vêtu, donc encore jeune et nerveux, soutient la comparaison avec élégance. Un jeune Jasnières rehausse les saveurs du poisson par sa verve, tout comme un Vouvray ou, sur l’autre rive, un Montlouis, voire un Chinon ou un Saumur blancs.

Les blancs aromatiques

Un vin blanc sec aromatique et encore jeune sera un compagnon de choix : un muscat d’Alsace, un Mercurey blanc en Bourgogne, ou un Jurançon sec. Malgré une jolie minéralité, ces vins mettent en évidence, sur de jeunes millésimes, à la fois le gras de la texture du saumon et sa finesse.

Le vin blanc devra révéler une belle trame acide, mais également de la chair. Un vin soufflant le chaud et le froid, afin d’épouser la texture du saumon et ses notes fumées, salées.

Et un vin blanc plus évolué ?

La jeunesse du vin l’élance et prolonge le plaisir de l’accord, c’est pourquoi je conseille le plus souvent un blanc de 2 à 5 ans. Mais vous pouvez évidemment vous régaler avec un vin plus évolué, tant que son énergie et sa persistance se déplient tout du long.

Avec les années, le vin blanc gagne en complexité et ses acidités se montrent moins fougueuses. Un blanc peut pourtant être évolué et rester salivant : ce sont des expériences à tenter.

Et le Champagne avec le saumon fumé ?

Un vin blanc ou un Champagne sont parfaits à table
Le vin rouge est très difficile à marier avec le saumon fumé : faites place au vin blanc et aux bulles !

Le Champagne blanc convient très bien, grâce à sa silhouette élégante, portée par l’acidité et l’effervescence. Le Champagne rosé offre cependant souvent davantage de relief, et ses fins amers permettent des accords assez remarquables.

Lire aussi:  Château de France 1999: Maturité et minéralité

Et le citron sur le saumon fumé ?

Attention au réflexe du quartier de citron. Le citron étouffe le saumon fumé et devient le point d’ancrage™ dominant : l’acide de l’agrume l’emporte et écrase le vin, et l’accord devient naturellement compliqué.

Si vos invités tiennent au citron, la casse peut être limitée, ou en partie soutenue, avec un vin blanc effervescent franchement tranchant, mordant.

Quel vin avec le saumon gravlax ou un tartare de saumon ?

Le gravlax, le tartare et le saumon mariné réclament le même profil stylistique que le saumon en croûte : des vins blancs toujours énergiques, servis sur leur jeunesse. Les chenins et les sauvignons de Loire, la Roussette de Savoie ou le Chignin-Bergeron leur vont très bien.

Avec l’aneth, vous pouvez aussi vous orienter vers les vins du sud de la vallée du Rhône, des vins de garrigue qui répondent à l’herbe : un Côtes du Rhône blanc, un Vacqueyras ou un Lirac blancs, de 3 à 7 ans.

Quel vin avec le saumon au four, en papillote ou grillé ?

Saumon cuit à l'unilatéral et vin blanc salin
Le saumon et le vin blanc, un accord lumineux

Si le saumon est cuit à l’unilatéral, juste saisi, grillé, voire cuit en papillote, un vin blanc croquant, finement aromatique, porté par des saveurs salines est idéal.

S’orienter vers des vins issus de vignobles proches des mers ou des océans est une garantie. Je pense par exemple à un Muscadet, à un vin blanc de Brem en Vendée, à un Picpoul de Pinet ou à un Cassis.

Je pense aussi à un blanc de Charente-Maritime, notamment des Hauts de Talmont, vignoble en proie aux embruns marins. Ce domaine m’avait étonné il y a bien des années, à l’aveugle, avec une fraîcheur et une touche saline étonnantes : embruns dus à la proximité maritime, sol rappelant celui de Chablis, à chaque fois le plaisir opère.

Le vin blanc sec charentais des Hauts de Talmont, un accord salin avec le saumon
Les Hauts de Talmont, vignoble charentais profitant des embruns marins

Pensez enfin aux vins nés sur un sol jonché d’ammonites ou d’huîtres fossilisées. Je pense notamment au Chablis, ou au Petit Chablis, plus saillant.

  • Loire : Muscadet, Fiefs Vendéens Brem (2 à 5 ans)
  • Bourgogne : Chablis, Petit Chablis (2 à 7 ans)
  • Charente-Maritime : vin de pays charentais (1 à 5 ans)
  • Languedoc-Roussillon : Picpoul de Pinet, Limoux (2 à 5 ans)

Quel vin avec le saumon à la crème ou aux herbes ?

Avec un saumon aux herbes, sans sauce

Les herbes jouent également leur partition. Imaginons que vous souhaitiez mettre du thym avec votre saumon : un vin blanc issu d’un environnement qui accueille ces herbes prend tout son sens.

Le sud du Rhône et la Provence offrent des vins qui ont cette résonance. Évitez cependant les vins blancs élevés en fût. Autre avantage de ces vins sudistes, leur architecture plus dense et charnue, qui épousera le gras du saumon.

Ils sauront aussi se relier, en partie, à une sauce hollandaise ou à un beurre blanc, même si l’accord n’offrira sans doute pas le même écho qu’avec le saumon aux herbes, sans sauce.

  • Provence, Corse : Bellet, Palette, Côtes de Provence, vins de Corse (3 à 5 ans)
  • Rhône nord : Saint-Joseph, Crozes-Hermitage, Saint-Péray (2 à 5 ans)
  • Sud-Ouest : Jurançon sec, Pacherenc sec, Bergerac, Gaillac (2 à 5 ans)

Avec un saumon à la crème ou en sauce

Un vin blanc charnu offre toute sa polyvalence à table
Le vin blanc a toute sa place avec le saumon en sauce

Le vin blanc épousera plus facilement les contours de la chair du saumon et saura répondre à ses saveurs iodées. Le chenin, le sauvignon, le riesling ou le chardonnay, et tant d’autres cépages encore, offrent une certaine polyvalence.

La texture charnue du vin enrobera celle du saumon, et surtout celle de la sauce. L’acidité fera perdurer les saveurs, mais attention, l’équilibre entre l’acidité et la rondeur devra être optimal.

Un blanc élevé en fût passe aussi avec la crème, à une condition : que sa dominante reste orientée sur l’acidité et la fraîcheur, et non sur le bois.

Plus le vin blanc sera évolué, plus sa patine arrondira sa silhouette. Avec le temps, l’acidité se fond, le vin gagne en chair, et ses expressions deviennent plus complexes : l’amer et les notes tertiaires prennent peu à peu le relais du fruit de la jeunesse.

C’est pour cela que j’estime une échelle d’âge selon le climat d’origine du vin :

Origine du vin Son profil L’âge idéal avec le saumon en sauce
Climats septentrionaux (Loire, Bourgogne, Alsace…) Naturellement plus acide, belle capacité de garde 5 à 10 ans, voire 15 ans
Climats chauds et ensoleillés (sud de la France) Ossature plus suave, portée sur l’amer et l’alcool ; l’acidité s’efface plus vite 3 à 5 ans, voire 7 ans

Il existera bien évidemment toujours des exceptions, selon les sols (schistes, granits), l’altitude ou un vent froid, qui peuvent allonger la jeunesse d’un vin.

  • Bourgogne : Côtes d’Auxerre, Montagny, Mercurey, Mâcon, Meursault, Santenay (5 à 10 ans)
  • Bordeaux : Graves, Pessac-Léognan (5 à 15 ans)
  • Loire : Anjou, Savennières, Saumur, Vouvray, Montlouis, Quincy, Sancerre, Touraine sauvignon (5 à 10 ans)
  • Alsace : riesling, sylvaner, muscat (3 à 10 ans)
  • Languedoc-Roussillon : Côtes catalanes, Minervois, Corbières (3 à 5 ans)
  • Jura : Arbois, Côtes du Jura, L’Étoile (3 à 7 ans)

Quel vin avec un saumon en croûte ou un coulibiac ?

Le saumon en croûte et le coulibiac sont des plats de réveillon par excellence. Ils appellent un vin blanc vif, de moyenne constitution, encore jeune afin de profiter de toute son énergie et de sa fraîcheur.

  • Loire, chenin : Vouvray, Montlouis, Anjou, Chinon blanc (3 à 7 ans)
  • Loire, sauvignon : Sancerre, Touraine, Menetou-Salon, Pouilly-Fumé (3 à 7 ans)
  • Savoie : Roussette de Savoie, Chignin-Bergeron (3 à 7 ans)
  • Rhône : Saint-Joseph blanc, Crozes-Hermitage blanc (2 à 5 ans)
Lire aussi:  COMMENT ELABORER UNE BONNE CARTE DES VINS?

Peut-on boire du vin rouge avec le saumon ?

J’apporte la même réponse depuis des années : non, il est difficile d’allier un vin rouge au saumon. D’expérience, les tanins des vins rouges se heurtent à la chair du saumon, là où ils s’accordent si bien avec une viande.

Sous conditions, un vin rouge patiné peut accompagner le saumon
Sous conditions, le vin rouge peut accompagner le saumon

L’arôme de fumé est pourtant décelable dans quelques vins, des rouges surtout. Je l’ai rencontré sur une Côte-Rôtie, sur d’autres syrahs (Saint-Joseph, Crozes-Hermitage notamment), et sur un fort joli vin du Chili, issu du cépage carmenère, dans la Maipo Valley.

J’éviterai cependant de proposer ces vins avec un saumon fumé, car le contraste est trop saisissant : leur structure dense et opulente écrase la finesse du mets, et leurs tanins se heurtent à une chair qui ne supporte pas leur présence.

Un vin rouge qui offre un profil de vin blanc, aux tanins dépouillés et fondus, peut toutefois convenir si vous ne supportez vraiment pas le vin blanc :

  • Pinot noir de 10 à 15 ans : Sancerre, Menetou-Salon, Bourgogne, Bouzy, Rosé des Riceys (un rosé de pinot noir), Alsace
  • Jura : trousseau ou ploussard, de 7 à 12 ans
  • Haut-Médoc : à condition qu’il soit âgé de plus de trente ans

Vous avez compris les conditions d’accueil pour le vin rouge, je crois.

Deux accords qui surprennent avec le saumon fumé

Le whisky Caol Ila, un accord lumineux

Whisky Caol Ila d'Islay, un accord lumineux avec le saumon fumé
Caol Ila, Islay Single Malt 1999, Signatory

Il y a une dizaine d’années, j’ai servi un whisky d’Islay, le Caol Ila, à un client, avec un saumon fumé. Je l’avais tant aimé en dégustation que j’avais envie de le tenter à table : l’accord a été monumental, lumineux.

Ce whisky m’avait marqué par sa salve fumée, profondément marquée par la tourbe et les notes iodées, portée par une matière grasse qui souligne à merveille le fumé, le tourbé et le grillé. Je vous raconte cette dégustation dans ma note sur le Caol Ila.

Relisez les points d’ancrage™ du saumon fumé, et vous comprendrez pourquoi l’accord fonctionne : le fumé répond au fumé, l’iode à l’iode, et le gras du whisky épouse celui du poisson.

Un blanc moelleux carafé six heures

J’ai aussi dégusté un saumon fumé d’Écosse et osé, car j’avoue être très curieux, le marier avec un vin blanc passerillé, entendez moelleux. Il était issu du cépage chardonnay, un vin de pays de l’Île de Beauté qui ne titrait que 11°.

J’avais décidé de le carafer six heures à l’avance, pour éclipser la matière un peu alcooleuse qui dominait à l’ouverture. Le résultat fut très convaincant : du fruit, des notes beurrées et quelques pointes de fruits secs permettaient un échange très instructif avec ce saumon fumé.

Un vin blanc moelleux carafé avec le saumon fumé
Tous les vins blancs ne conviennent pas avec le saumon fumé…

Saumon fumé en entrée, coulibiac en plat : quels vins pour le menu de fête ?

Saumon fumé et coulibiac, ont toute leur place dans les menus de fêtes
Le saumon, ce poisson si spécial qui aime tant le vin blanc

Pour un menu de fête, je prévois volontiers une bouteille pour le saumon fumé et une autre pour le coulibiac : chaque plat profite alors du vin qui lui correspond le mieux.

Il est cependant tout à fait possible de proposer le même vin avec les deux plats. Choisissez-le parmi les blancs qui figurent dans les deux listes, comme un Sancerre, un Pouilly-Fumé, un Vouvray ou un Montlouis, entre 3 et 5 ans.

Les guides pratiques, de 60 à 152 pages
Pour réussir les accords mets et vins de vos fêtes, prendre confiance et devenir le référent en vin autour de vous, retrouvez mes guides pratiques pédagogiques, à lire à votre rythme.
Les guides pratiques d'Emmanuel Delmas
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Pour aller plus loin

  • Quel vin avec une quiche au saumon ?
  • Quel vin avec des sushis ?
  • Le vin et les poissons
  • Quel vin avec le caviar ?
  • Quel vin avec des huîtres ?
  • Quel vin avec le foie gras ?
  • Le tableau complet des accords mets et vins

Emmanuel Delmas

Et si vous construisiez vos accords vous-même ?
Trouver le vin du saumon du réveillon, c’est bien. Comprendre pourquoi il fonctionne, et savoir le refaire avec n’importe quel plat, c’est encore mieux. C’est ce que j’enseigne dans L’Académie™, avec ma méthode des points d’ancrage™ et des exercices que je corrige personnellement, en vidéo.
L'Académie™ d'Emmanuel Delmas, formation en ligne pour passer de passionné à expert reconnu dans le vin
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Emmanuel Delmas, sommelier
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Sommelier depuis 1995, dont 15 ans dans des maisons étoilées Michelin : La Tour d'Argent, Alain Ducasse au Plaza Athénée, Lasserre, Guy Savoy. Plus de 20 000 personnes formées à la dégustation, auteur de Vins, leçons de dégustation (Éditions de la Martinière), ancien chroniqueur vin du Figaro, Chevalier de l'Ordre du Mérite Agricole. Son blog a été élu meilleur blog vin de France en 2010. Il accompagne aujourd'hui les passionnés dans L'Académie™.
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Interactions du lecteur

Commentaires

  1. leo

    17 février 2019 à 9:14 pm

    bonjour, nous avons essayé un accord avec un romorantin de daridan et c’était également un délice

    Répondre
    • Emmanuel Delmas

      4 mars 2019 à 1:45 pm

      Merci pour votre précieux retour ,-)

      Répondre
  2. Georges

    4 décembre 2018 à 11:48 am

    Superbe article ! Merci

    Répondre
  3. lio

    24 décembre 2017 à 11:32 am

    Que penser d’un vino verde avec du saumon fumé ?
    Fraicheur et légèreté, j’essaierais bien….

    Répondre
    • Emmanuel Delmas

      24 décembre 2017 à 6:23 pm

      Ca passe! Ca manque un peu de puissance et de gras mais c’est rafraichissant

      Répondre
  4. Nico

    9 août 2017 à 10:43 pm

    Bonsoir Emmanuel, j’aurai aimé avoir votre avis sur un vin pour une entrée entre terre et mer, foie gras et saumon ?
    J’avais pensé à Viré-Clessé mais ce genre de met est toujours difficile à accorder. Une idée ?
    Merci !

    Répondre
    • Emmanuel Delmas

      10 août 2017 à 2:59 pm

      Viré Clessé c’est pas mal, mais pourquoi ne pas oser partir sur un Picpoul de Pinet, ou un Limoux, jeunes?

      Répondre
    • Nico

      11 août 2017 à 2:49 pm

      Ça ne sera pas trop boisé le Limoux et vif le Picpoul ?

      Répondre
    • Emmanuel Delmas

      11 août 2017 à 7:45 pm

      Non, si ils sont servis à la bonne température, à 13/14° notamment ceux de Mouscaillo ou Gilles Azam en Limoux

      Répondre
  5. helo

    8 février 2016 à 5:00 pm

    J’avoue que j’ai un penchant pour les blancs sucrés et fruités.
    Pour le poisson en règle général d’ailleurs. Alors qu’avec le foi gras, un sec me convient plus.

    Répondre
  6. Clarisse

    17 décembre 2015 à 1:22 pm

    Bonjour, Merci pour vos conseils. Je prévois un duo saumon fumé et mariné à l’aneth suivi de St Jacques avec une fondue de poireaux. Un valencay est il pertinent?

    Répondre
    • Emmanuel Delmas

      17 décembre 2015 à 3:07 pm

      Bonne idée là encore! Vous lisez souvent le blog ? ,-)

      Répondre
  7. JC Dubourg

    13 décembre 2015 à 8:57 pm

    Encore merci pour ces conseils !

    Répondre
  8. Aymeric C

    2 décembre 2015 à 6:22 pm

    test

    Répondre
  9. Martart

    14 novembre 2014 à 2:27 pm

    Je vois que je suis tombé au bon endroit, je vais faire le test avec le Auxerrois, riesling. En espérant que mes clients apprécient ça. Merci à toi.

    Répondre
  10. Gilbert

    21 mai 2014 à 12:40 pm

    Excellente suggestion que de vouloir casser les idées reçues ! Dans ce registre, j’ai définitivement opté pour le gewurz "Tradition" (sec à demi-sec selon les millésimes) -donc pas de GC trop riche- du domaine André Pfister, dans le vignoble de Strasbourg où les vins offrent plus de vivacité en général que dans le Haut-Rhin.
    Les épices du gewurz, alliées à des sucres résiduels plus que discrets pour ce cépage et quasiment gommés par une fraîcheur exceptionnelle donnée par ce terroir, épousent harmonieusement le fumé et le goût puissant du saumon.
    Ce même gewurz qui se marie par ailleurs, et pour les mêmes raisons, avec un bonheur identique aux plats à base de beurre d’ail (escargots, grenouilles), les sauces aigres-douces, voire… le boudin noir !

    Répondre
  11. Franck Merloz

    8 décembre 2013 à 8:38 pm

    Pour le Saumon Fumé, les savoyard sont là! Une Jacquere de JC Masson ou des Giach’, ou un Chasselas de Dominique Lucas, cuvée « C » (10 mois sous voile pour amener un ptit gras qui devrait le
    faire)… Et pour vraiment surprendre, un Ayze « Les alpes » ou « Le Feu » du Domaine Belluard… Voir même la cuvée Mt Blanc pour quelques bulles non dosées

    Répondre
  12. Francky

    8 décembre 2013 à 7:38 pm

    Et une bonne Jacquere du pere Masson ou des Giach’, voir un chasselas du « Bourguignon » Dom Lucas… Et pourquoi pas un Ayze… Sec ou pas! Un ptit Mt Blanc non dosé ca doit envoyer 😉

    Répondre
    • Emmanuel DELMAS

      8 décembre 2013 à 8:39 pm

      Forcément, là, je ne dis pas non, moi! ,-) 

      Répondre
  13. Phildron

    8 décembre 2013 à 7:31 pm

    Bonjour Manu,

    Je vois l’évocation du Muscat d’Alsace sur le saumon puis il disparait dans le résumé final. A mon sens, le muscat d’Alsace est par trop aromatique et va parasiter le goût du saumon fumé…Je
    pense que l’alliance Auxerrois et Riesling est plus à même de convenir.

    Répondre
    • Emmanuel DELMAS

      8 décembre 2013 à 8:40 pm

      Salut Philippe,

      Le muscat me plait pas mal mais comme tu le dis, il faut le choisir sur la subtilité. Et tu a remarqué que je suis parti notamment sur le sylvaner, riesling notamment…

      Répondre
  14. Jean Jean

    8 décembre 2013 à 8:17 am

    Un véritable classique!

    Répondre
  15. lecler

    24 décembre 2012 à 2:46 am

     Il y a quinze jours sur un tres bon saumon fumé (jamais congelé + ficelle), j’ai ouvert une bouteille de champagne de Marie-Noëlle Ledru (cuvée du Goulté 1999) : c’était superbe !

    Répondre
    • Emmanuel DELMAS

      24 décembre 2012 à 9:18 am

      Merci pour votre retour! ,-)

      Répondre
    • lézard

      22 décembre 2014 à 5:04 pm

      A Auckland (NZ) la sommelière m’a fait boire un pinot noir avec un saumon fumé avec pickles de betterave. J’étais pour le moins réticent, et pourtant j’ai été conquis, je n’avais pas pu imaginer l’association car c’est trop étrange a priori…
      nous avons beaucoup à apprendre des Kiwis.

      Répondre
    • Emmanuel Delmas

      22 décembre 2014 à 7:03 pm

      Avec les betteraves, le rouge souple et dépouille de tanins est tout indiqué. C’était un pinot noir de Central Otago?

      Répondre
  16. gérard

    11 décembre 2012 à 3:21 pm

    Je ne connais pas ce pinot néo-zélandais, mais je suis très sceptique quant à l’association d’un pinot bourguignon avec un saumon fumé. J’ai vraiment l’impression que le vin sera dénaturé,
    transformé, par le poisson. Si je n’ai le choix que sur du rouge, autant aller sur un côte du Rhône robuste et passer en force avec un Gigondas ou un Cornas, mais j’ai peur aussi que ce soit
    gâché.

    Je suis 100% favorable à un blanc sec, sans être maigre, vif et tranchant pour dominer le gras, sauvignon ou melon en particulier. Mais peut-être suis-je trop classique ?

    Répondre
    • Emmanuel DELMAS

      12 décembre 2012 à 11:29 am

      Non, moi aussi j’ai bien du mal avec cette idée de vin rouge et saumon…

      Répondre
  17. Jonathan

    10 décembre 2012 à 6:26 pm

    Pour moi, le meilleur accord de vin sur le saumon fumé etait un Pinot noir de Nouvelle Zélande. Mt Difficulty, Central Otago. Je crois qu’un bon Bourgogne, élevé en fut marche bien aussi.

    Répondre
    • Emmanuel DELMAS

      10 décembre 2012 à 6:32 pm

      Central Otago, étonnant terroir à pinot noir en NZ, j’adhère totalement…même si un vin rouge n’est jamais simple à associer à un tel mets

      Répondre
  18. Céline Giarda

    10 décembre 2012 à 12:11 pm

    Il n’y a plus qu’à trouver un bon saumon !

    Répondre
  19. Laurence la vigneronne

    15 décembre 2011 à 11:39 am

    Carrément oui ! ,-)) 

    Répondre
  20. Laurence la vigneronne

    15 décembre 2011 à 11:17 am

    Un Rosé du Domaine Rousselin 2011 merlot, syrah, grenache et maccabeo : une alliance de fruits frais comme la groseille, la fraise, la framboise, relevé d’un soupçon de vivacité iodée (par la
    maccabeu) …deja testé récemment avec un club d’oenophiles sur saumon fumé et langoustines 😉

    Répondre
    • Emmanuel DELMAS

      15 décembre 2011 à 11:17 am

      Là encore, je vais devoir tester ,-) 

      Répondre
  21. Patrick Maclart

    15 décembre 2011 à 11:12 am

    A la distillerie de Villée, en Belgique. Mais je ne sais pas s’ils la font encore; c’était en 1994 par là. Mais il se peut qu’il existe des aquavits parfumés aux herbes. Ca serait amusant à
    tester, avec toujours un garnd verre d’eau, pour l’hydratation.

    Répondre
  22. Patrick Maclart

    15 décembre 2011 à 11:08 am

    Servie frappée, comme une vodka ou un aquavit. Toutefois, c’était très aromatique. Le céleri rappelant à l’aneth, on avait un mariage détonnant. Je le proposais gratuitement, en extra. C’était le
    petit plus ! Impératif : avoir aussi un verre d’eau fraîche à portée.

    Répondre
    • Emmanuel DELMAS

      15 décembre 2011 à 11:09 am

      Yes, l’aneth ça marche fort ! Reste plus qu’à trouver l’eau de vie de ccèleri. Excellent conseil à tester !

      Répondre
  23. Patrick Maclart

    15 décembre 2011 à 10:52 am

    Lorsque j’étais sommelier, je proposais une eau-de-vie de céleri… Etonnant, mais ça marchait bien. Blanche comme un spiritueux alsacien et relativement doux (elle n’avait pas cette âcreté du
    céleri), elle tirait quand même 45 chevaux. Le mariage se passait bien. C’est la distillerie de Villée en Belgique qui élaborait cet alcool.

    Répondre
    • Emmanuel DELMAS

      15 décembre 2011 à 10:55 am

      Ah oui, Patrick, là ça ne rigole pas ! Bon, si j’ai une occasion de tester l’accord je le ferai. Eau de vie servie à quelle température ? Car cette notion est importante. Ca doit quand même
      chauffer le gosier 😉

      Répondre
  24. Annie Stefano

    14 décembre 2011 à 10:48 pm

    Tes réponses sont toujours exhaustives Emmanuel ! bravo !

    Répondre
  25. Bruno Chantrenne

    14 décembre 2011 à 10:46 pm

    Et du viognier (Condrieu) … Vin splendide … Trop typé sur ‘The’ poisson gras ??

    Répondre
  26. Laurentp

    14 décembre 2011 à 10:40 am

    Manu,

    Pour ma part je ne suis pas forcément d’accord avec ton commentaire sur la PA Maître de Chais, « forcément moyenne ». Bien des encaveurs valaisans peuvent
    s’inspirer du niveau de qualité de cette PA, toujours très typée et vive année après année. Un problème de bouteille peut-être ?

     

    Laurent

    Répondre
    • Emmanuel DELMAS

      14 décembre 2011 à 11:21 am

      Pour tout t’avouer Laurent, j’avais dégusté leurs vins très régulièrement quand j’officiais au Rosalp à Verbier en 98, quand il existait encore 😉 Je n’avais jamais été séduit plus que cela par
      les vins de MDC. J’ai regoûté l’an dernier, et là encore cela ne m’avait pas transcendé…néanmoins je n’ai pas une grande connaissance de ce cépage, découvert sans doute trop tôt de mon côté, à
      une phase où j’étais encore un tout tout jeune sommelier. Tiens je vais m’ouvrir bientôt une PA de Patrick Chabrier…je ne connais pas encore.

      Répondre
  27. Gérard

    13 décembre 2010 à 6:10 pm

    Comme pour les huitres on revient au sauvignon, pas exclusif mais comme même dominant.

    C’est vraiment top avec un sancerre cuvée Florès de Vincent Pinard ou le sancerre générique de Vacheron, ou encore avec un Metetou-Salon de chez Henry Pellé sur les premières cuvées (Morogues).
    Et, comme avec les huitres, je vous recommande le Côteaux du Giennois de Quintin Frères, vrai vin blanc de plaisir avec la simple cuvée générique.

    Et pourquoi pas un bon muscadet, pour rester en Loire en quittant le sauvigon ?

    Répondre
    • Emmanuel DELMAS

      14 décembre 2010 à 10:07 am

      Bonnes suggestions en effet ! 😉

      Répondre
  28. Marc André Gagnon

    13 décembre 2010 à 4:06 pm

    Des conseils judicieux : vin avec le saumon fumé, avec la dinde…
    Merci de partager vos connaissances et votre passion.
    Marc André Gagnon

    Répondre
    • Emmanuel DELMAS

      14 décembre 2010 à 10:07 am

      Merci Marc André pour le commentaire, le compliment et l’article sur Vin Quebec 😉

      Répondre
  29. Laurent Baraou

    13 décembre 2010 à 11:52 am

    Récemment (très) testé et approuvé : Les Rochettes 2007 Chinon blanc de Pascal Lambert ! Mais certains alcools sont une alternative intéressante et efficace. Pour autant, le plus compliqué
    est de trouver un bon saumon fumé…

    Répondre
  30. jean-pierre

    13 décembre 2010 à 11:48 am

    et pourquoi pas les vins blancs sec périgourdins ou charentais issus des cépages colombard …ugni blanc. Ils sont lègers, fruités, pas trop alcolisés..et puis ils fleurent bon les vacances ….

    Répondre
    • Emmanuel DELMAS

      13 décembre 2010 à 11:50 am

      Il y a tant de possibilités en effet. Excellents choix, les vins vifs et incisifs du Bergerac, entre autres…

      Répondre
  31. Claudia Beltrán Boisier

    12 décembre 2009 à 10:30 pm

    The best saumon fumé is making in chilean patagonia So I suggest Matetic EQ Sauvignon Blanc 2007, a exceptional chilean wine from San Antonio Coastal valley http://www.mateticvineyards.com

    Répondre
  32. Valerie Zenati

    12 décembre 2009 à 6:45 pm

    judicieux en effet, merci Emmanuel et bonne fêtes !

    Répondre
    • Emmanuel DELMAS

      12 décembre 2009 à 7:55 pm

      Bonnes fêtes, Valérie, et merci !

      Répondre
  33. jean françois Dutheil

    12 décembre 2009 à 4:03 pm

    Saumon, fumé, Ecosse…. En te lisant me viennent instantatément des saveurs de Whisky….  mais je n’ai jamais essayé….qu’en penses tu ?
    JF

    Répondre
    • Emmanuel DELMAS

      12 décembre 2009 à 7:56 pm

      Un accord cohérent, étonnant, à essayer donc.

      Répondre
  34. René Lavictoire

    14 décembre 2008 à 12:01 am

    Pour mes 40 ans j’ai servie un Veuve Clicquot Carte jaune avec un saumon mariné à l’aneth et quelques baies de genévrier (gravlax), avec une légere mayonaise. L’accord était parfait les bulles du champagnes et son acidité coupaient bien le gras de la chair du saumon. Pour un saumon fumé, j’aime bien le chablis ou un bon sancerre (A.Mellot), osé marier le saumon fumé avec un fromage de chèvre, vos papilles vous remercirons. 

    Répondre
  35. Laurentl

    13 décembre 2008 à 9:56 pm

    Bonsoir, j’abonde dans le sens de Mr Margot : une petite arvine, sèche, tendue, saline. Celle de Philippe Darioli, par exemple, un très joli vin sapide, parfaitement tendu (pas de 2eme fermentation), mais du gras, de la force et de la vigueur, ce qui n’exclut aucunement la finesse et la fraîcheur.
    bien à vous,
    Laurent Probst

    Répondre
    • Emmanuel DELMAS

      14 décembre 2008 à 4:47 pm

      J’acquiesce, j’acquiesce ! Je n’ai jamais gouté la Petite Arvine de Darioli, en espérant combler cette lacune, un jour ! ,()

      Répondre
  36. frédéric gautier

    13 décembre 2008 à 9:06 pm

    salut emmanuel,le domaine des huards fait de très beaux cour-cheverny et ce romorantin que j’ai appris à connaitre il y a peu, m’a beaucoup plu par son acidité, son équilibre et sa minéralité surprenantesun vrai beau vin et qui coute que dalleun graves rouge léger n’aurait t’il pas fait bon ménage ???amicalementFRED

    Répondre
    • Emmanuel DELMAS

      14 décembre 2008 à 4:49 pm

      Coucou Frédéric,

      Ecoute, j’ai dégusté encore récemment un superbe romorantin, de chez Marionnet, alliant minéralité et élégance, croquant et aérien, ce vin est superbe ! Provignage 2005, en Vin de pays, sincèrement
      très beau…j’abonde donc pour le romorantin.
      Concernant un Graves léger en rouge, je suis sceptique..! ,'()

      Répondre
  37. René Lavictoire

    13 décembre 2008 à 8:53 am

    Bonjour M.Delmas, je me nomme René et j’habite Montréal si je prends le temps de vous
    écrire aujourd’hui c’est pour valider mon adresse pour m’abonner a votre newsletter 
    malheureusement le lien que vous donnez ne fonctionne pas, en tous cas pas chez moi.
     
     
    Alors pour répondre a votre question sur le foie gras, j’aime bien le servir en entrée,
    si c’est une préparation plus salée, comme un foie gras poêlé servie sur une pâte feuilletée
     avec une petite portion de confit de canard, quelques champignons, sauce
    au vinaigre de framboise et huile de truffe. J’accompagne cet entrée d’un Beaune
    ou bien un Volnay légèrement agée, mais la meilleur association a été un
    Charmes-Chambertain 2000 de Rousseau, j’en ai encore la chair de poule. Un autre mets
    que j’aime bien c’est un risotto bien beurré aux champignons sauvages, huile de truffe et
    foie gras poêlé. Bourgogne blanc à l’honneur, Meursault, Puligny, Ladoix, Corton …
    Pour une terrine accompagnée d’un léger chutney et un petit pain safrané les même
    vins blanc de bourgogne plus les Chateauneuf du Pape. Déja servi un steak de
    thon rouge avec foie gras poêlé, sauce au vinaigre balsamique escorté d’un
     Vieux Télégraphe 2001 rouge, un accord sublime.
     
    Pour ce qu’y est d’une préparation sucrée, j’aime mieux le servir au dessert surtout si
    le plat est accompagner d’un vin sucré. Dernièrement j’ai reçu des amis pour diner puis
    comme dessert, j’ai servi un  foie gras poêlé sur une tranche de pain d’épices , des fruits
    exotiques ( mangues, litchis, pêches…) sauce au miel et le même vin que dans nos verres,
    épicé avec du gingembre moulue et un belle gousse de vanille. Alors ce vin c’etait un
    Gewurztraminer S.G.N. Weinbach 2001. Croyez moi ce fut toute un dessert !!!!
     
    Allez je vous souhaite de joyeuses fête et une bonne année.
    Puis juste comme ça des nouvelles de Montréal dites vous qu’il y a déja tomber
    près de 60 centimètres de neige, et qu’il fait présentement -15 degrés

    Répondre
    • Emmanuel DELMAS

      13 décembre 2008 à 8:54 am

      Merci René pour ce commentaire et ce bonjour lointain…

      Répondre
  38. Philippe MARGOT

    13 décembre 2008 à 9:19 am

    Pour revenir à vos bons souvenirs, je vous suggère, Emmanuel, une Petite Arvine bien sèche à la finale salée qui allègera le gras de ce délicieux poisson en version sauvage.A lire tous ces commentaires, le choix est plutôt vaste !Bons vœux de Noël                                   Philippe Margot

    Répondre
    • Emmanuel DELMAS

      13 décembre 2008 à 5:24 pm

      MerciPhilippe, pour me ramenr à ces bons souvenir. Récemment dégusté une petite arvine, mais des Maitres de chais…Forcément moyen, moyen, pas une grande définition, en somme. Merci pour les
      voeux, je vous les retourne ! ,'()

      Répondre
  39. Luco

    18 décembre 2007 à 6:07 am

    Bonsoir!Je cherchais justement des idées pour un saumon sauvage fumé de l’atlantique vendredi prochain et vos essais de vins m’amène à vous dire: et pourquoi pas un Meursault?? Votre vin de l’Ile de Beauté me semble ressembler à ce qu’un bon Meursault pourrait apporter… C’est en tout cas ce que je vais boire vendredi.Salutations du Québec! Lucops: et même un Loupiac…

    Répondre
  40. Cyril

    9 décembre 2007 à 2:59 pm

    Il est vrai qu’il est toujours difficile de proposer des alliances innatendues avec du Saumon Fumé, le client étant souvent frileux.Mais j’ai récemment pu associer une entrée de Saumon Fumé accompagnée d’une VT du Luberon  (Domaine de l’Auvières Cuvée N°1) : résultat : client ravi et sommelier heureux ! Une autre association sympathique le Minna Vineyard de chez Jean Paul Luc en Blanc : Sublime ! A bientôt,Cyril

    Répondre
    • Emmanuel DELMAS

      10 décembre 2007 à 12:09 am

      Merci pourcette belle suggestion, en tout cas, cela nous bien envie.Emmanuel D

      Répondre
  41. christophe

    24 février 2007 à 1:18 pm

    je souhaiterais trouver un vin qui aille avec l’entrée et le poisson pour notre repas de mariage.
    en entrée il s’agit d’une assiette avec foie gras  et en poisson c’est un saumon a la dieppoise.
    merci d’avance
     

    Répondre
  42. frenchcuistot

    16 décembre 2006 à 6:35 pm

    Je suis totalement en phase pour le vin… moelleux. Lors d’un de mes derniers saumons j’ai osé un Alsacien de chez Marcel Deiz le BURG. C’était énorme.Concernant le saumon fumé, c’est bon mais parfois les prix s’envolent… J’ai donc décidé de le faire en saumur.. MOI MEME. la preuve en image ici :  http://french-cuistot.blogspot.com/2006/10/saumon-gravlax.htmlbravo pour votre site.FC

    Répondre
    • Emmanuel DELMAS

      16 décembre 2006 à 6:58 pm

       
      Merci French Cuistot pour ta suggestion et ton appui concernant cet accord.

      Répondre
  43. lOlA2luXe

    15 décembre 2006 à 12:56 pm

    ouh la, ça me met dans tous mes états tout ces délices de table .. 😉

    Répondre
  44. Luc V

    27 décembre 2005 à 12:58 am

     
    Bonjour, et je tiens à vous féliciter pour votre site, il est parfaitement compréhensible,
    Merci, et à bientôt.

    Répondre
  45. f Rolin

    24 décembre 2005 à 7:31 pm

    Je tente ce soir l’accord avec un cépage de loire mais plue rare : le romorantin. Ceci étant dit, je reste dans l’attente de voir comment ses notes qui le rapprochent du savagnin se marieront avec celles du gras du saumon. (Cour-Cheverny du domaine des huards)

    Répondre
    • Emmanuel DELMAS

      25 décembre 2005 à 1:25 am

       
      Bonsoir,
      Je rentre à l’instant de la soirée de Noel. Mariages du saumon et de la langouste suivis par un foie gras merveilleux, associés à du Gewurztraminer,  à un Corbières, et un Saumur passerillé…étonnant n’est il pas ?
      S’agissant du romorantin, de Cheverny, l’accord est épatant de fringance. La fraicheur au service de la minéralité. Un équilibre parfaitement maitrisé.Félicitations pour ce mariage.
       

      Répondre
  46. jérÎme

    20 décembre 2005 à 9:00 am

    Laisser votre vin en carafe plus de 6 heures voir 12 ne lui a pas fait de mal 😉
    @+

    Répondre
    • Emmanuel DELMAS

      20 décembre 2005 à 9:36 am

       
      Il en avait réellement besoin…assagi, il a pu dévoiler ses atours avec plus d’élégance.

      Répondre
  47. dumÚ

    20 décembre 2005 à 7:47 am

    j’aime beaucoup ce site ;
    j’y traîne souvent ;
    quelle maestria dans la rédaction !
    merci Emmanuel ;

    Répondre
  48. Remi Loisel

    19 décembre 2005 à 7:01 pm

    Merci pour cet article et ces recommandations.
    Je suis tout à fait d’accord avec vous sur le mariage avec le chenin et les sauvignons de Loire. Ce sont de beaux accords.
    Pour ma part, j’ai toujours trouvé l’accord avec un bordeaux blanc plutôt banal, et le mariage avec les blancs trop boisés assez peu réussi.

    Du côté de l’Alsace, on peut avoir des choses intéressantes : je me souviens d’un accord avec un riesling aux petites notes salines (de Remy Gresser pour ne pas le nommer) qui était, lui, très réussi. Il faut juste prendre un riesling (ou un pinot gris) pas trop gras, comme vous le dites si justement.

    Remi Loisel

    Répondre
    • Emmanuel DELMAS

      20 décembre 2005 à 1:05 am

       
      Réponse d’Emmanuel:
      Merci pour ce commentaire, effectivement, on s’accorde sur le fait qu’il faut s’orienter sur un vin très harmonieux, dôté d’une belle fraicheur, et d’une minéralité somme toute aérienne.
      Encore merci pour cette intervention.

      Répondre
  49. penglobe

    19 décembre 2005 à 10:33 am

    voila un article qui tombe à pic!

    Répondre

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