Espace Pro

Présentation de mes services et de mes expériences

Rechercher

Dégust'Express

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Syndication

  • Flux RSS des articles
Samedi 25 novembre 2006

 

 

 Ce fut un dimanche comme tant d'autres, duquel se dégageait un temps estival, fleurs écloses, ciel d'un bleu azur, lierre dégoulinant le long des murs de l'hôtel.

Le rossignol sifflait les moineaux piaillaient, les nappes rouges dressées attiraient l'oeil, les parasols ouverts apportaient une touche encore plus vivifiante a l'endroit déjà si chatoyant et bucolique.

L'air frais soulevait à peine les nappes, mais apportait sa nécessaire caresse.

C'est sans doute cela que venait chercher Monsieur.

La porte s'ouvrait toujours de la même manière, lentement, une grande silhouette laissait toujours de façon galante, imprégner Madame de l'atmosphère du cadre, humant avec délicatesse les enivrantes effluves de l'été, des fleurs et de la cuisine si gourmande du chef d'alors.



C'est aussi un peu de cela que Monsieur venait chercher avec Madame.



La silhouette élégante certes imposante laissait dégager un impressionnant et si rassurant charisme.

La premiere chose qui m' avait frappé chez Monsieur fut cette si naturelle prestance. Monsieur Noiret n'imposait rien, absolument rien, il offrait...s'offrait devrai-je dire.

Rarement sans son chapeau, toujours un adorable bonjour à la bouche, un regard si pénétrant et empli de bonté et de respect envers son vis a vis, Monsieur inspirait la confiance.

Le buste droit, le regard alerte, le charisme imposant, la classe à l'état pur, Monsieur reflétait à merveille, le grand père si paternel, que nous autre jeune génération, adulait.

Allier le charisme à la bonté...Monsieur méritait un profond respect, tant de lui se dégageait le plaisir d'être, d'exister, le bonheur d'aimer Madame et de se sentir si modestement aimé et respecté.

Toujours simple, accessible, compatissant et à l'écoute, il donnait sans rien attendre en retour.

C'était ainsi, les dimanche, à la Cour Jardin, l'été, à l'hôtel Plaza Athenee, alors que le restaurant Alain Ducasse était fermé.

Chaque dimanche, je m' offrais un peu de cette part de bonheur.Ils etaient si beaux, si proches, si authentiques pourtant avec Madame.

Monsieur et Madame avaient toujours un geste, des mots, des regards pour nous tous, humbles serviteurs.



Et quel plaisir pour nous tous de leur offrir tant de bonheur, simplement parce qu'ils savaient accepter d'en recevoir.

Un hédoniste, grand épicurien, respectueux et si immense dans sa facon d'être.

Monsieur Noiret, était un monstre sacré du cinéma français, que tout le monde aimait, appréciait. Tant l'image qu'il reflétait fut si bonne, empreinte de simplicité, de complicité envers les autres, et d'amour.

Alors, je n'ai pas honte de déclarer que je fus triste, oui, triste à l'annonce de la disparition de ce grand homme, que fut Philippe NOIRET.

Je me permets humblement d'exprimer toutes mes plus sincères et profondes condoléances à Madame, et à toute sa famille.

Et je me rassure en me disant que Philippe NOIRET sera accueilli comme il se doit par les anges au Paradis...à la Table que lui a méticuleusement préparé un certain Monsieur TERRAIL, autre très grand homme...

 

Emmanuel Delmas

par Emmanuel DELMAS
commentaires (7)    recommander ajouter un commentaire
Retour à l'accueil
Contact - C.G.U. - Signaler un abus