Emmanuel Delmas, Sommelier Consultant, Paris
Figure incontournable, et emblématique de Loire, c'est Pouilly Fumé, qu'il a démontré tout son savoir-faire. Les cuvées Silex, Pur Sang, Buisson Renard, entre autres entraient au
panthéon des grands sauvignons. Emplis de minéralité, de finesse, et d'un toucher de bouche toujours soyeux, tendus et ciselés, les vins de Didier transpiraient les valeurs de l'homme qu'il
était.
Même sa cuvée en Jurançon, "Ravaillac" avait encore démontré s'il en était encore à devoir le démontrer son immense talent. Le dernier vin de Didier Dagueneau que j'ai été amené à déguster, grâce
à David Biraud et Antoine Pétrus, sommeliers du Crillon, qui me l'ont fait découvrir. Ce vin concluait un immense repas, et son souvenir n'en ai que plus particulier désormais.
D'une grande simplicité, la tête dans les étoiles, et les pieds sur terre, il a toujours été d'une grane humilité, Didier Dagueneau, malgré un succès fulgurant jamais démenti.
Discuter en sa présence était un bonheur constant. Abordable, souriant, Didier offrait plus que de grands vins...
Ce voyage en avion fut son dernier, mais rassurons-nous en pensant qu'il régalera tout là haut au paradis, de ses vins qu'l sculptait avec amour. Sincères condoléances à toute sa famille,
et les amoureux de l'homme qu'il était, et je les sais très nombreux parmi les amateurs et les profesionnels...Adieu Mr Dagueneau...
Tu nous manqueras à chaque vendange.
Adieu Monsieur Dagueneau
Trois ans déjà ...
J'ai eu le privilège de rencontrer plusieurs fois cet immense vigneron aux multiples talents, et de déguster en sa présence, ce qui était toujours un grand moment.
Quelques jours avant de "s'envoler" ailleurs, il se félicitait auprès d'un ami commun de la façon dont son fils s'impliquait à ses côtés. Il était rassuré sur l'avenir, surtout après l'acquisition du domaine à Jurançon. Il était encore visionnaire, puisque aujourd'hui Benjamin maintient la qualité à ce haut degré d'exigence où l'avait élevé Didier. Chapeau !
Il va vraiment falloir que je rende visite au domaine dès que je pourrai. Et cela devrait être programmé pour bientôt...;-)
Excellente résolution, Emmanuel, et si vous venez à Pouilly, vous pourrez pousser de quelques kilomètres jusqu'à La Charité sur Loire, pour une visite certainement enrichissante chez le caviste local Jean-Paul Quenault - Le Vin - grand ami de Didier Dagueneau, et qui propose vraiment les meilleures références en vins locaux, au delà des stars Dagueneau, Mellot ou Cotat. Je peux vous communiquer ses coordonnées complètes si vous le jugez bon, le moment venu.
Sérieuses références ailleurs qu'en vins locaux : Selosse, Albert Mann, Clos Rougeard, Alliet, Dauvissat, Raveneau, Chave, Clape, Coursodon, Gauby, Julien, Geantet-Pansiot, Charlopin, Marc Colin, Leflaive, Trapet, Bouzereau, Macle, etc ... plus quelques trésors rares et quelques "petits" vins tout aussi intéressants. Une petite boutique qui n'a pas son équivalent à 50 km à la ronde, tenue par un passionné sympathique et convivial.
Alors, il faut vraiment que je pense à y faire un tour si j'y passe ! Ce serait bien dommage de rater cette occasion et peut-être même d'en parler sur le blog ou et sur l'Avis du Vin-le Figaro. ;-)
Trés bel hommage rempli de respect.
Oui biensûr une pensée de soutien à ses proches encore que j'imagine bien désorienté.
Cet homme a semble t'il oeuvré en conscience avec le message qu'il souhaitait faire passer, l'instant du repos est toujours prématuré, mais Emmanuel, "Rien de née de Rien, Rien ne retourne au néant".
Le souvenir est un outils puissant, il vous permet chaque jour d'appuyer vos dégustations, la mémoire de ses vins deviendra une source de la quintescence du plaisir gustatif.
Poser votre peine car l'élever dans la joie c'est le faire rayonner...