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Mardi 17 janvier 2006

 



TUTUKA
Western Cape, Afrique du Sud.

Syrah 2002




Rarement, pour ainsi dire jamais je n'ai eu l'occasion de déguster un tel vin....




HISTOIRE


Lawrence BUTHELEZI,  n'aurait sans doute jamais imaginé  produire un jour, son propre vin.

L'abolition de l'apartheid l'aida grandement.

Sa rencontre avec Jean Vincent RIDON, vigneron français fut déterminante. Partageant la même cave, il lui apprend les rudiments du métier de vigneron. Un passage en Bourgogne, lui permet de peaufiner son savoir.

Ainsi, Lawrence, produisit son 1er millésime, en 2002. Sur l'étiquette de ce vin, on peut y lire TUTUKA, désignant  Progrès. Juste en dessous sied un guerrier Zoulou.

Voici, rapidement, en quelques mots l'histoire de ce vin hors normes.


DEGUSTATION

 

La robe se montre très foncée, d'une couleur profonde, on imagine une certaine concentration. Les reflets se montrent grenats, le vin semble suivre une 1 ère évolution.

Le 1er nez est très plaisant, à mon sens. Surtout exubérant, intense, il dévoile des arômes très animaux.

A l'aération, le vin développe des arômes encore plus persistants, et intenses. Les pointes animales semblent plus féroces. Ainsi, sans pour autant vouloir choquer, le nez me rappelle la sueur de cheval, l'écurie. C'est impressionnant et remarquable. Le cuir, la peau de bête prennent le relais, dominateurs effluves. L'aération permet de laisser ensuite place à un nez de fruits noirs, bien confiturés.

Je tiens à préciser, que ce nez animal, bestial, est le signe d'un vin très opulent, puissant. On peut d'ailleurs les retrouver sur certains vins de Bandol, issus du cépage Mourvèdre. En conclusion, rien de choquant, même si à la lecture de cette note, je puisse comprendre que cela fasse peur.

 

L'attaque en bouche, est franche, suave, et rond, le vin propose des saveurs rappellant bien le nez, à savoir, notes animales, féroces, mêlé aux fruits écrasés, bien mûrs. (mûres, griottes). La finale est tout aussi intense, transcendée par un support tannique persistant, et fourré. La finale est longue, très longue.

Le vin bombe le torse, se montre très riche, concentré, atypique, de par ses notes féroces, je lui trouve un caractère incroyable, une personnalité à nul autre pareil.

Je n'ai pas souvenir d'avoir dégusté un tel vin, aussi dense, animal. Même un château MUSAR du Liban ne se montre pas aussi virulent à ce niveau. Pourtant, le cabernet sauvignon, cinsault, et syrah de HOCHAR se montre particulièrement impressionnant. Même sur Bandol, je n'ai pas approché une telle ossature.

 

En conclusion, voici un 1er millésime, détonnant. Impressionnant de puissance, de suavité, et de densité, ce vin est atypique, empreint d'une véritable personnalité, ces notes animales, féroces, et persistantes peuvent apeurer à la lecture, pourtant, équilibré, et en harmonie, il ne laissera personne indifférent.

Félicitations à Lawrence, et remerciements tout particuliers à Marie Claude, de m'avoir donné l'occasion de déguster ce vin, très confidentiel. 500 bouteilles furent produites pour ce 1er millésime. 2 500 pourraient voir le jour, sur 2003.

 

ACCORDS

L'opulence si nette, la densité de ce vin, et ses notes bestiales, lui permettent de s'accompagner aisément d'un plat de viande en sauce, riche et concentrée. Ainsi, une daube, un boeuf bourguignon, ou une grouse écossaise se montront fort conciliants.

Pierre MARCHESSEAU, grand chef réputé, propose sur son site de recettes, une daube de sanglier.

La force de cette viande, alliée à la douceur du mets, mérite amplement sa place aux côtés de vin hors normes, et énorme, qu'est TUTUKA.

Les épices sauront converser aux notes bestiales du mets, le dialogue risque de durer en bouche, la symphonie persistera et je suis certain que tout cela ne finira pas en cacophonie.

 

Emmanuel DELMAS

par Emmanuel DELMAS
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Vendredi 11 novembre 2005

 

                      

 

Le paysage viticole chilien constitue un spectacle magique. Imaginez plutôt,

à l'ouest, le pacifique, dont  la Cordillère des Andes lui fait face  à l'est culminant à près de 7 000 mètres. 

 Au nord, le désert, au sud, les terres arides, sauvages de la Terre de Feu.

On peut distinguer huit grandes vallées  du nord au sud :

les vallées de l'Aconcagua, de Casablanca, du Maipo, de Rapel, de Curicó, de Maule, d'Itata et Bio-Bio,  sur un climat de type méditérranéen. Les vins y sont de très grande concentration, opulents, et techniques.

 

REGIONS

Maipo

Maule

Casablanca

Lantue

 

 

 

 

 

 

VINA SANPO cabernet sauvignon 1999 cabo de hornos Contue Valley

Un nez fort concentré de fruits noirs, sauvage (cuir). La bouche est grasse, opulente, où l’on retrouve ces pointes de cuir et de fruits cuits, les tanins fondus, rendent le vin très harmonieux, et équilibré. Un vin merveilleux.

 INDOMITA Reserva 2003 Cabernet sauvignon Maipo Valley

 

 

 Le nez propose des arômes fumés, et épicés (poivre, pivoine). L’attaque est délicate, ronde, la puissance, la longueur et les tanins apportent au vin une belle dimension. La finale épicée et fumée permet au vin de finir sur une touche élégante. Vin maitrisé, et confortable.

SIDERAL 2002 Cabernet sauvignon, merlot, syrah Rapel Valley

 Nez riche de fruits très murs, notes giboyeuses. La bouche est très opulente, dôtée d’un volume impressionnant, ce vin termine sur des notes levurées (malique), succédant aux pointes fumées, e qui lui apporte une finale très sphérique.Un vin impressionnant de volume, certes, mais manquant de grâce.

ACCORDS METS ET VINS

Ces vins rouges, structurés et ronds, se marient aisément avec tous les gibiers à poils, et à plumes. Les viandes en sauce, ainsi que les volailles farcies, conveindront à leur architecture bien opulente.

Sans oublier les fromages, qui, même si je préconise plus les vins blancs sont capables de proposer de beaux échanges.

CONCLUSION

 

Des vins très concentrés, enrobés, et sphériques. Les notes fumées, animales et le fruit confituré dénote d'un climat très chaud.

L'amplitude thermique joue là un rôle imortant, la peau du raisin travaillant, les vins s'en retrouvent forcément plus riches.

Les techniques aujourd'hui permettent de proposer donc des vins très structurés, et relativement équilibrés. Des progrès considérables ont été fait, et cela s'en ressent suite à cette dégustation.

A savoir, ce que donneront dans le temps ces vins...néanmoins, je ne suis pas inquiet pour eux, ils sont armés pour tenir une petite décennie.

 

 Emmanuel DELMAS

par Emmanuel DELMAS
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