Visites, quizz, coups de coeur
On sait que la consommation du vin a baissé en France. Et cela est dû, en grande partie, au désintérêt des jeunes pour le vin. On remarque également, que la phase d’apprentissage
du vin est plus longue, car s’y interessant plus tardivement que leurs ainés, les jeunes actuels, commencent à l’apprécier à partir de 30 ans.
Pour souligner ces faits, il est bon de rappeler, qu’en 1980, les consommateurs réguliers de vins, étaient plus nombreux que les occasionnels consommateurs à partir de 30
ans. En 1990, , ils le sont à partir de 45 ans. Et en 2000, les consommateurs réguliers dépassent les consommateurs occasionnels, à partir des 60 ans.
37% des jeunes adultes déclarent aimer le vin, mais 92% avouent lui préférer la bière ou les sodas.5% n’ont jamais bu de vin.
La consommation du vin chez les jeunes trop dépendantes d’un lieu, ou d’un moment exceptionnel
Les jeunes adultes ont souvent besoin d’un événement particulier, tel un mariage, un anniversaire, ou la réussite d’un examen pour goûter un vin. On peut distinguer 2 lieux spécifiques pour la
consommation du vin.
Le vin est un prétexte idéal, à l’échange et au partage, alors quoi de plus simple que d’en offrir quelques verres, lors d’une réception, ou plus simplement d’un repas entre
amis ?
Le vin a sa place, en apéritif, durant le repas, et sous toutes ses formes, bouteilles, demi-bouteilles, grands contenants, ou plus simplement, BIB.
Ainsi, lorsqu’un repas devient plus festif, le vin a sa place dans près de 90% des cas.
C’est en rapport avec le degré de convivialité, là encore, que le vin a droit de cité.
C’est au restaurant, que les jeunes adultes avouent consommer du vin régulièrement. Ils y vont exceptionnellement et veulent en profiter. Dans 90% des cas, ils en consomment.
Lors de repas d’affaires, si la convivialité est moindre, le devoir de représentation l’emporte souvent, et dans 60% des cas, les jeunes adultes avouent là aussi en boire.
A l’opposé, dans des lieux où la convivialité est moindre, tels les night clubs, ou les fast food, logiquement, l’offre ne suivant pas, la consommation est très rare.
Même dans les bars, la consommation de vin est rare, à peine 20% des jeunes en buvant. Sans doute en raison, d’un choix limité, et d’une offre bien plus large d’autres boissons. Sans compter que
l’offre du complément alimentaire est elle aussi pauvre.
93% des jeunes adultes avouent acheter leur vin dans les grandes surfaces. Leur budget étant très serré, immanquablement, ils ont recours à cette forme de distribution.
A peine 4% des jeunes achètent leur vin directement chez le vigneron ou chez un caviste spécialisé.
Les principaux déclencheurs d’achat sont les occasions (mariage, anniversaire, fetes de fin d’année), et le prix.Un jeune adulte situe le prix d’un bon vin à 5 euros.
Ils ne regardent pas les critères de cépage, de millésimes, ou même d’appellation. Seul le prix, et leurs propres critères, qu’ils définissent à leur manière, leur permettent d’acheter leur
vin.
Cela révèle leur manque de connaissance vis-à-vis de ce produit.
Le vin rouge est plébiscité, et son choix se révèle plus rapide que pour le vin blanc. 1 minute 20 secondes pour choisir un vin rouge, contre 2 minutes 16 secondes pour le vin blanc.
Emmanuel Delmas, d'après une thèse "le vin et les jeunes" de Julien Zilbermann
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