FOIRES AUX VINS: L' ENQUETE (2/5)

Publié le par Emmanuel Delmas

 

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2nde partie de la Grande Enquête sur les Foires aux Vins en GD. Après un éclairage essentiel concernant 10 vignerons, Sébastien Martinez chef comptable chez Intermarché s'est intéressé à 3 grandes enseignes, (E.Leclerc, Carrefour et Intermarché) qui vont nous dévoiler leur stratégie. En répondant chacune à 3 questions. Levons le voile...!

 

  

  3 ENSEIGNES DE LA GD SE DEVOILENT

 

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 Le choix de Sébastien Martinez s’est porté sur Intermarché, E. Leclerc, et Carrefour. Pourquoi a-t'il fait ce choix ?

  • Intermarché est l’enseigne qu'il connait le mieux, il y travaille depuis 8 ans.
  • E. Leclerc est à l’origine du phénomène foire aux vins.
  • Carrefour est la 1ere enseigne qui vient à l’esprit de chacun lorsqu’on pense à la GD.

 

Ses questions étaient les suivantes:

 

  • Disposez vous d’un cadencier de commande spécifique où figure des grands crus ?
  • Comment est effectué le choix des vins?
  • Pourquoi proposer des grands bordeaux lors des foires ?
  • Quels sont les principaux points qui restent à améliorer?

 

 


 

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MAGASINS INTERMARCHE

 


Chez Intermarché, chaque propriétaire de magasin doit effectuer ce qu’on appelle le tiers temps, c’est-à-dire qu’il doit consacrer un tiers de son temps au service de son groupe, on a le même système chez E. Leclerc et chez U.

 

Ce sont des groupements d’indépendants, les magasins appartiennent à un propriétaire, c’est le système des franchises. Pour le groupe Intermarché, une partie des infos viennent de mes propres expériences et connaissances.

Les infos plus spécifiques furent collectées auprès de M Laborderie, qui est propriétaire d’un magasin à Chelles, pour son tiers temps, il est en charge des foires aux vins. Lorsque je l’ai appelé à son magasin, je suis tombé sur un authentique passionné qui en connaît beaucoup plus que moi sur le vin. C’est son père qui l’a initié aux vins, et il a appris l’art de la dégustation avec Jacques Vivet.

 

LE CADENCIER 

 

Le groupement Intermarché dispose depuis maintenant quelques années d’un cadencier prestige, on y trouve les plus grands vins de toutes les régions de France, excepté les plus grands producteurs bourguignons. Les quantités y sont souvent très limitées mais les perles y sont légions. Ces vins sont conservés dans des conditions optimum dans des caves où la température et l’humidité sont régulés. Certains magasins commandent afin de mettre ces bouteilles en rayon, choix pas très judicieux à mon avis, sauf si le magasin est réputé pour sa cave.

 

LES GRANDS BORDEAUX

 

Dans le magasin où je travaille, j’ai mis un pupitre dans le rayon vin en indiquant que ces vins sont disponibles sur commande. Pour ce qui est de la sélection des foires aux vins, les grands bordeaux sont achetés en primeurs et conservés chez le négociant ou dans les caves du château jusqu’à la foire aux vins.

Pour les bordeaux « génériques », les appellations moins prestigieuses et les autres régions, le groupement emploie 3 œnologues. Ils sont chargés de présélectionner les vins, de mettre une 1ere note et de les situer dans une fourchette de prix, toutefois en cas de sélection les prix seront fixés par les services compétents. Ils sont aussi chargés d’attribuer les coups de cœur, ils ne m’ont d’ailleurs pas toujours convaincus, parfois superbes mais parfois décevants.

Les vins sont achetés aux grossistes et négociants habituels mais d’autres sont référencés uniquement pour les opérations foires aux vins.

Chez Intermarché, il existe 3 versions de catalogue de Foires aux vins, ceux qui choisissent la version 3 sont prioritaires sur les vins prestigieux, de plus les catalogues sont régionalisés, partout du bordeaux bien sûr mais dans le nord-est on fera la part belle à l’alsace et la bourgogne alors que dans le sud est on favorise le Rhône et la Provence.

Afin d’aider les magasins à opérer leur sélections, Intermarché organise un salon foire aux vins ouverts à tous les magasins courant juin, les responsables de magasins peuvent ainsi goûter et rencontrer les professionnels avant de faire leurs commandes pour septembre. 

 

AXES A AMELIORER: LA FORMATION DU PERSONNEL

 

Je m’y suis rendu en 2006, 2008, et le voyage est prévu cette année. M Laborderie m’a confié que les trois raisons avaient leur importance sur le fait de proposer des grands crus mais pour lui l’image de marque l’emporte. Enfin, pour M Laborderie, le principal point à améliorer est la formation du personnel. Il m’a dit clairement et simplement "au rayon boucherie, on emploie des bouchers…"

 

 

 


 

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MAGASINS E. LECLERC

 

Passons maintenant à E. Leclerc, Michel Edouard Leclerc affirme haut et fort que son groupe est le plus gros acheteur mondial de bordeaux en primeurs, c‘est donc forcément un acteur majeur.

 

 

LE CADENCIER

 

Pour le groupe E. Leclerc, j’ai contacté M Bobrzynski qui est responsable du rayon vin du magasin de Rocques sur Garonne près de Toulouse. Les enseignes E. Leclerc ne disposent pas d’un cadencier prestige comme chez les mousquetaires mais leur cadencier permanent est nettement plus étoffé, de plus dans le magasin de Rocques sur Garonne, ils ont développé le système prima-vinum: le magasin achète d’importantes quantités en primeurs que les clients fidèles peuvent réserver.

Leur gamme permanente est très importante et le catalogue est même disponible sur le site internet du magasin. Pour ce qui est des sélections du cadencier ou des foires aux vins, les adhérents responsables de la filière vins s’en chargent lorsqu’ils effectuent leur tiers temps. Les sélections sont régionales, et comme chez les mousquetaires, on favorise les vins régionaux.

 

Mr Bobrzynski m’a dit que parfois le magasin achetait en direct mais c’est très rare, en effet les magasins essaient d’être cohérent d’un magasin à un autre.

 

LES GRANDS BORDEAUX

 

A la question pourquoi proposer de grands bordeaux, là aussi les trois raisons ont leur importance mais, pour le responsable de rayon, c’est le fait de proposer des produits de qualité qui l’emporte. Lorsqu’on a abordé les points qui nécessitent d’être améliorés, j’obtins la même réponse : la formation du personnel.

 

 

AXES A AMELIORER: LA FORMATION DU PERSONNEL TOUJOURS

 

 

Il considère qu’il y a désormais de plus en plus de responsable de rayons passionnés donc souvent compétents mais il reste encore beaucoup de travail. M Bobrzynski va même plus loin, il imagine qu’un jour les diverses enseignes de la GD puisse proposer une formation alliant le commerce et l’apprentissage du vin, une idée que je trouve vraiment très intéressante.

 

 

 


 

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MAGASINS CARREFOUR

 

Carrefour est la 1ere enseigne qui vient à l’esprit de chacun lorsqu’on pense à la GD.

 

 

Pour l’enseigne Carrefour, j’ai contacté M Pauws, responsable du rayon vins du magasin de Laon. M Pauws est un passionné comme nous, il est responsable du rayon de ce magasin depuis de nombreuses années, il s’est donc taillé une solide réputation et les clients viennent de loin car ils savent que sa cave et sa foire sont parmi les plus fournies du nord.

 

LE CADENCIER

 

Mr Pauws m’a confirmé qu’il pouvait parfois commander de jolies perles sur un cadencier spécial, les produits sont souvent des produits qui n’ont pas été commandés lors des précédentes foires aux vins mais on y trouve aussi quelques jolies quilles, toutefois ce cadencier n’est pas remis à jour aussi régulièrement que celui d’Inter.

Ces vins sont bien sûr conservés dans un de leur entrepôt qui est équipé pour la conservation du vin. Les sélections sont effectuées par un comité spécial composé d’œnologues, de responsables de l’enseigne passionné par le vin, de vignerons et divers spécialistes. Tous les vins notés en dessous de 12 sont automatiquement rejetés, ils opèrent un choix pour les autres après les avoir redégustés une ou plusieurs fois.

 

 

Un accord spécial avec la Revue des Vins de France

 

Afin de rendre les catalogues plus attractifs, le groupe a signé un accord spécial avec la RVF, ils peuvent retranscrire leurs notes mais ils soumettent aussi des vins qui figurent à leur catalogue et le comité de dégustation de la RVF les note.

Pour cette enseigne aussi l’offre est régionalisé, pour les foires aux vins la France est « coupée » en 5. Carrefour propose les grands bordeaux pour les 3 raisons précités mais comme chez Inter c’est l’image de marque qui l’emporte.

 

LES POINTS NOIRS DE L'ENSEIGNE

 

Mr Paws considère aussi que le principal point noir est la formation du personnel, mais il y ajoute aussi la reprise des invendus de foire aux vins. Car contrairement à Leclerc et Intermarché, le groupe est national, les magasins n’étant pas indépendant, il serait assez simple de reprendre les invendus afin de les faire parvenir à un magasin où les grands crus partent comme des petits pains. Pour lui, trop de perles dorment dans les réserves de certains magasins, et l’amateur n’achète pas lorsqu’il a un doute sur la conservation.

 

 


 

CONCLUSION

 

conclusion

 

Si on veut faire une synthèse des différentes enseignes, on peut dire que chacun propose une offre différente en fonction de la stratégie du groupe.

Toutefois, les moyens logistiques mis en place pour les foires aux vins permettent d’assurer au client que le transport du vin entre le négociant, grossiste, ou château et le magasin s’est fait rapidement, attention quand même aux invendus des foires précédentes.

Pour chacune des enseignes le point noir reste le personnel. En effet vendre du vin, ce n’est pas uniquement ranger en rayon et mettre en valeur un produit. C’est justement savoir le vendre, conseiller le client, lui donner quelques accords mets-vins, un client satisfait est un client qui revient et souvent même il en parle autour de lui.

Les marges étant réduites sur le rayon vin entre 10 et 15% en fonction des enseignes, beaucoup de magasins refusent de payer un salarié qualifié, ce choix n’est pas forcément judicieux.

 

A SUIVRE: Les syndicats et les comités interprofessionnels prennent la parole afin de souligner leur mécontentement vis à vis de ce système de distribution.

 

Emmanuel Delmas, d'après une enquête de Sébastien Martinez éditée sur le forum Buveurs d'étiquettes.

 

 


 

 

Emmanuel Delmas 

 

 

 

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Commenter cet article

Jacques LEHOUSSEL 19/08/2016 10:15

Vive le marronnier Foires aux Vins; ça fait du bien d'avoir de vrais repères

Emmanuel Delmas 19/08/2016 13:36

Que voulez-vous dire?

brégeon 28/08/2013 07:09


Emmanuel,


Je trouve ta position bien courageuse ! maintenir une posture critique alors que tu es sollicité par la GD pour des missions de conseil et qu'il serait tentant d'avoir un discours
complaisant  pour ne pas froisser ce léviathan du vin, cela dénote une belle indépendance d'esprit ! j'aime !


Quant à la place de la GD, je pressens un long déclin de cette activité , car la vente de vin  exigera beaucoup plus d'expertise , malheur aux enseignes qui ne l'auront pas compris , l'offre
de masse et bon marché est vraiment derrière nous!


Fréderic de Nantes  oui c'est vraiment une belle ville ;-)


 

Emmanuel DELMAS 29/08/2013 15:39



Merci Frédéric ! 


 


J'essaie juste d'être le plus 'juste' possible ! Et un point essentiel, je ne suis pas 'conseil' pour la GD, je ne l'ai jamasi été d'ailleurs, et ne le serai sans doute jamais. ,-)


Je pexu exceptionnellement accepter d'animer une dégustation de vins dans le seul but de démontrer la meilleure façon de déguster un vin, afin de sensibiliser le consommateur. En sachant
ressentir le vin, il saura se détourner tout seul de la GD. Mais le travail est fastidieux ,-)



Clément 21/08/2012 10:28


Je suis d’accord sur le fait que le vin n’est pas un produit comme les autres.


Cependant il ne faut pas oublier que la GD (et la moyenne) n’est pas des lieux de culture ou de pédagogie. Mais bel et bien des commerces. Leur but est de vendre et pas d’apprendre aux gens à
choisir le vin. C'est comme si vous accusiez la Fnac d'être la cause de l’illettrisme « vous vous rendez compte tous ces livres et ils n’apprennent pas aux gens à lire.


Lorsqu’on est passé du vieux commerce au libre-service, on a remplacé les vendeuses par un packaging efficace (mais si je ne dis pas que tous est parfait hein). Je pense que les vignerons qui
travaillent avec la GD ont loupé le coche. La ménagère serait heureuse de trouver sur les bouteilles la température de service, des propositions d’accord mets/vins, etc.


Regardez ce qui est fait pour le sucre résiduel, une petite échelle, simple, claire.


La GD ne veut ou ne peut pas faire les efforts nécessaires pour éduquer les consommateurs, alors que les producteurs le fassent. 

Emmanuel DELMAS 21/08/2012 14:18



En effet, cela est bien vrai Clément...



Emmanuel Delmas 21/08/2012 09:54


L'avenir sera un retour à la source...;-) 

Emmanuel Ménard 21/08/2012 09:53


Très intéressant ce débat... Je pense que ce comportement pour l'achat du vin est plus globalement celui du rapport à l'alimentation en générale et également l'intérêt pour le commerce de
proximité. La plupart de mes clients en cave de centre ville ne sont pas forcément de grands dégustateurs avertis mais ont tous en commun cette volonté de bien s'alimenter et d'en savoir
davantage sur les produits achetés... j'en profite aussi pour rappeler qu'on peut se faire plaisir chez le caviste avec des prix très raisonnables... De mon coté je suis très optimiste sur cette
évolution...

François Roger 20/08/2012 16:32


C'est aussi une question de budget...mais
aussi c'est une question culturelle alors... mais on ne peut balayer d'un revers de main le facteur économique. Cela vous rassurera, le premier critère d'achat en France est la
région. Cela dit, tous les consommateurs n'ont pas forcément envie d'être embarqués dans un grand rapport amoureux au vin. Il y a un aspect éducatif, et pour pouvoir progresser il faut le
vouloir. La génération de mes parents est celle qui consomme encore un verre de pinard ou deux par jour, mais c'est celle-ci qui fait encore du volume en France et pas notre génération qui
s'oriente vers des achats plus éclairés, sur des vins qualitatifs, on boit moins mais mieux. J'extrapole mais on verra de plus en plus de vignes arrachés au rythme du départ de nos ascendants.
Est ce un bien ? Est un mal pour l'économie viti-vinicole ?



Emmanuel Delmas 20/08/2012 16:31


Cela n'a rien à voir avec le budget...mais la notion de plaisir. En allant chez un caviste ou chez un vrai vigneron à 6/7€ on a accès à un vrai plaisir. Comme ceux qui passent leur temps à se
faire des restos sans intérêt à 35€, sans aucun plaisir. Un jour, dès qu'ils iront chez un vrai cuisinier, même pour 2 fois plus cher, mais avec un véritable plaisir, ils comprennent à quel point
ils ont été si longtemps dans l'erreur...

François Roger 20/08/2012 16:11


Malheureusement, je crains qu'avec la montée des prix des vins AOC et la crise économique, les consommateurs ne se tournent d'avantage vers la GD et les vins d'entrée de gamme. En dehors, du
contexte d'achat, il y a facteur économique certain qui oriente le consommateur vers son lieu d'achat.

François Roger 20/08/2012 16:07


‎9.396 millions d’hectolitres vendus en GD pour une valeur de 3.322 milliards d’euros, le prix moyen est de 3.54€/litre (chiffres 2008). On achète pas du vin en GD comme on achète du vin chez un
caviste. L'achat de vin dans une GD semble plus être un achat courant d'entrée de gamme, tandis que chez le caviste c'est un achat d'occasion (cadeau, repas particulier...). Qu'en pensez vous ?
Personnellement, si je vais au supermarché acheter du vin c'est pour prendre du rosé dans lequel je mettrai plein de glaçons !

Emmanuel DELMAS 20/08/2012 16:10



Quelle idée d'acheter des vins à moins de 3€ Ttc



François Roger 20/08/2012 15:51


Et pourtant c'est un fait. Il me semble que la difficulté en France réside surtout dans la lisibilité de l'offre, avouons que pour un néophyte la lecture d'une étiquette est un casse-tête. Vous
avez donc raison d'insister sur la présence d'un prescripteur, d'un conseiller, bref d'une personne présente dans les rayons pour accompagner le client dans son acte d'achat.

Emmanuel Delmas 20/08/2012 15:44


Je déplore toutefois que aussi peu de gens soient aussi peu avertis pour acheter leurs vins en GD...mais faisons leur comprendre qu'ils ont tort et petit à petit ils les quitteront.

François Roger 20/08/2012 15:44


En effet, on a tendance à oublier que c'est dans la GD que 80% des vins sont vendus. Je ne suis pas de ceux qui s'en plaignent, cela me paraît inévitable...

François Roger 20/08/2012 15:40


Très intéressant !

Emmanuel DELMAS 20/08/2012 15:43



Je crois que ça l'est ! ,-) 



Fabian 20/08/2012 10:05


Je ne connaissais pas le prinicipe du "cadencier" ! En tous cas merci pour cet article fort instructif.

Emmanuel DELMAS 20/08/2012 10:11



Je crois en effet que cet éclairage est intéressant et permet surtout de mieux comprendre les "priorités" des enseignes...mais aussi leurs carences ! 



Cave de la Transat-Boulogne 25/08/2011 09:10



Heureusement pour nous cavistes que leur point faible reste le conseil. Nous avons beaucoup de
plaisir à renseigner les clients dans leur demarche d achat de vin ou spiritueux. Et quelle satisfaction quand ils reviennent pour nous dire que notre conseil a été apprécié. Parce que lutter
contre gd c'est peine perdu. Et de voir certains domaines avec qui on collabore tout au long de l'année apparaitrent pendant les foires en gd est assez désespérant.



Emmanuel DELMAS 25/08/2011 10:06



 Nous sommes d'accord! Trop de gens achètent un prix en GD. Souvent par méconnaissance. Il est donc indispensable de les renseigner, les conseiller même sur les
quelques très rares vins cohérents proposés. Si ne serait-ce que 5% de ces acheteurs bifurquent vers les cavistes, c'est donc gagné!



Jean P 24/08/2011 13:56



M Delmas


merci pour votre réponse, je cherchais un peu à vous taquiner, mais quand même.


 


j'ai entendu dire que vous aviez acheté à Nantes, un appartement, eh oui sur le net les nouvelles vont très vite!!


jolie ville, n'est-ce pas?


Jean P



jp 24/08/2011 10:26



M Delmas.


Pour qui prenez vous votre lectorat?


 


Depuis queleques temps dèjà, de vieux articles refont leur apparitions.


 


Etes vous en manque d'inspirations, vers une fin annocée du blog.


Cordialament.


 


Jean P.



Emmanuel DELMAS 24/08/2011 11:43



 


Rien de tout cela. Simplement une problématique intéressante à mettre en ligne à un moment propice. Les lecteurs sont en grande partie (père de 80%) de nouveaux
lecteurs. Je n'ai aucun problème concernant le blog, car jamais il n'a été aussi actif. Si vous étiez un lecteur vraiment assidu, alors vous constaterez qu'en 2011 jusqu'à maintenant, 80 nouveaux
articles sont parus ! Soit 3 NOUVEAUX articles par semaine. Et vous constaterez qu'on ne parle pas d'articles écrits à la va-vite. 


Bien entendu, j'ai dû m'écarter 15 jours pour ce qui n'étaient pas des vacances. Alors oui, l'article Accords mets et vins fut remis au gout du jour entre-temps.
Bien plus lisible. Oui, je remets cette grande enquête en 5 parties sur les FAV en GD, car de nouveaux lecteurs ont le droit de le lire à cette période charnière. Oui, je parle des FAV en
apportant un éclairage que je pense cohérent vis à vis de mon indépendance totale. Il y a ceux qui ne veulent surtout pas en parler, c'est un choix, mais un vrai tort. Et il y a ceux qui tentent
d'apporter un éclairage objectif. Nous sommes peu nombreux. En tentant d'accompagner, de faire comprendre que la GD n'est pas l'endroit où acheter le vin mais que malgré tout, il peut exister
quelques pépites. 


Mais si je ne suis nullement susceptible, je n'en demeure pas moins à l'écoute des "critiques" formulées. Quant à la fin annoncée du blog, ne rêvez pas une seule
seconde ! Vous devrez encore le supporter encore. 810 articles édités en 6 ans et demi, restent la preuve d'un vrai travail, non ? ;-)



Vinodis 05/09/2010 14:47



Il est clair qu'il ne faut pas généraliser : outre l'enseigne générale, chaque magasin a ses "possibilités" de défense de produits mais personnellement, j'ai du mal à croire que les rayons vins
(comme tous les autres rayons d'ailleurs) n'ont pas leur objectif de vente, rotation, ...


Un conseiller, aussi formé qu'il soit, peut-il donc être suffisamment indépendant quand il reçoit des consignes de vente ?


Le point à améliorer est certes le conseil mais est-ce que les gens qui vont faire leurs courses en Grande Surface ont besoin de conseils ? Leurs besoins sont-ils aussi pointilleux que pour des
consommateurs qui vont chez des cavistes ou dans les foires aux vignerons ?


Ayant croisé quelques acheteurs de Grandes Surfaces, je peux dire que leurs objectifs est de rentrer des vins qui entrent dans un moule, peu importe la qualité : si elle y est, tant mieux mais ce
n'est pas le point crucial.



edern 25/08/2010 16:08



c'est bien la GD va s'occuper de vendre les bordeaux pleins de pesticides, faudra bien quelqu'un pour les vendre parceque la nouvelle génération de cavistes les bordeaux on s'en tape ( à part
quelques excpetions )



Baraou 25/08/2010 11:09



Nous avons récemment fournit les vins pour une formation (avec un sommelier MOF et meilleur sommelier de France et d'Europe) d'une enseigne de la GD (pour un petit groupe de chefs de rayons). Je
suis sûr qu'ils ont découvert bien des choses sur le vin en une journée, mais les vins dégustés et commentés ne seront probablement jamais dans leurs rayons... Je comprends donc que la formation
soit limitée au stade du vernis.



Baraou 25/08/2010 10:34



C'est bien beau la propagande, et je ne nie pas que la GD se donne les moyens (plus que certains cavistes indépendants) d'assurer un transport de qualité et un stockage correct en attendant le
linéaire, souvent debout et sur-éclairé. Mais les conditions de manutention sur les quais et les répartitions dans les plateformes régionales sont parfois catastrophiques. Par contre je suis
parfaitement d'accord sur la qualité de la gestion des rayons (aucune présence permanente de personnel spécialisé, des objectifs de vente prioritaires sur la notion de conseil...) Mais c'est ça
la GD !!! Et ça fonctionne. Je dirais même plus : c'est parfaitement adapté à la grande majorité des vins (dits "prestigieux" ou pas).



Emmanuel DELMAS 25/08/2010 10:42



Tout es t dit, mais étrangement, ils ne parlent pas des problèmes de manutention, c'était à prévoir  !En revanche, les enseignes osent avouer que le souci
majeur est bien la formation du personnel.


Récemment, on m'a demandé si je pouvais former en 1 demi-journée des directeurs de magasins et chefs de rayon d'une enseigne, à la manière de mieux vendre le vin, le
décrire.


Je leur ai demandé un catalogue des vins, si il y avait possibilité de gouter et faire gouter les vins qu'ils souhaitaient mettre en avant, et que cela prenait du
temps. Ils ne voulaient pas. Juste une formation en 3 heures, impliquante (ça, je sais faire!). Mais pour 100 personnes d'un coup ! Alors que j'avais à peine accepté pour 50 personnes, divisées
en 2 X 25 personnes.


Tout cela, ce n'est que du bricolage...résumant bien l'état d'esprit dans lequel les enseignes évoluent.