Il peut parfois arriver que le vin rouge tout droit sorti de votre cave, qu'elle soit d'appartement ou enfouie, pour les plus heureux, soit un peu trop fraiche.
L'hiver, est propice, à ce petit désagrément.
Si, effectivement, vous ne remarquez l'anomalie qu'au dernier moment, cela peut avoir quelques conséquences pour le vin.Alors, voici une astuce qui vous permettra de remédier à cette problématique.
CONSEQUENCES
La fraicheur, ne permet pas au vin de s'épanouir, les arômes sont étriqués, comme bloqués par la paralysie du froid. Les tanins sont rendus rugueux, âpres et la finale est bien souvent serrée. (goût métallique, pour parler plus simplement)
Il est donc dommage de tuer un joli vin faute à une température de cave trop fraiche.
QUE FAIRE ?

Si vous êtes face à un vin rouge, tendre, de type pinot noir, gamay, ou un vin qui se boit légérement frais, ouvrez la bouteille, servez là, en expliquant aux convives que ce vin se boit un peu frais, sur l'entrée cela ne posera pas de problème.
En revanche, si cette bouteille est un vin complexe, ayant un certain cachet, tel un grand cru classé de Pauillac, ou un Châteauneuf du Pape, pour ne citer qu'eux, ouvrez la bouteille.
Prenez une carafe à décanter, versez-y de l'eau chaude, remplissez, remuez l'eau chaude dans le décanteur.
Cela aura pour effet de chauffer les parois du verre, déversez l'eau, et décanter votre vin dans cette carafe.
Le vin ne souffrira pas trop de ce carafage d'un genre un peu particulier, et surtout sa température sera plus propice, et le vin par là même à la dégustation.
J'ai bien une autre technique, pour les cas extrêmes de bouteilles vraiment fraiches, mais je la garde pour moi, pour le moment, afin de ne pas heurter votre sensibilité...
Emmanuel DELMAS
Commentaires
Quand la cave est un peu fraîche.... nous laissons au temps le plaisir de réchauffer le flacon... et dégustons du blanc...
ça se passe comme ça en Dordogne....
Mille mercis pour l'astuce de la carafe !
Booooh, il ne boit pas de vin ! ;-)
Appelons-là "bourrin".
Je l'ai expérimenté, plutôt avec succès!
Je suis impatient de lire les résultats de vos expériences.
Et je comprends votre grande prudence..............
Bonjour Tchoo...
Nous parlons sans nul doute de la même expérience, et le résultat est édifiant. Les tests ont été effectué voilà quelques années déjà. Les tanins s'en retrouvaient fondus, confortables, et la finale bien arrondie. Rien à voir avec le vin semblant dur, rugueux, voire bourru.
Evidemment, le vin ayant subit la méthode "bourrin" a supplanté le même vin servi à température légèrement fraiche.
Bonjour,
Il y a aussi la méthode que j'appelle (pompeusement) "le seau à glace inversé" qui consiste à mettre de l'eau à 20-25° dans un seau à glace et d'y laisser la bouteille... un certain temps.
Mais la meilleure méthode est certainement celle que vous avez donnée : la carafe chauffée à l'eau chaude.
Quant au micro-ondes, je trouve le procédé un peu "bourrin" (si je puis m'exprimer ainsi...) La température est bien trop difficile à contrôler, même pour un simple démarrage du processus de réchauffement.
Réponse d'Emmanuel:
Effectivement, la méthode dite "douce" sera adjugée à celle indiquée dans l'article rédigé hier, l'intermédiaire sera la votre...et la méthode "bourrin", pour reprendre l'expression, sera celle du "micro-ondes".
Il est évident, que j'opte d'emblée pour la méthode douce, mais, nous serons amené à aborder le sujet d'ici quelques mois, et je pense que le débat risquera d'être constructif et ...vif.
A vos Livres
Les oenologues perdus en leur palais
Par Emmanuelle PEYRET
mercredi 21 septembre 2005 (Liberation - 06:00)
n vinasse verito ? En tout cas, le cruchon est plus important qu'on ne le croit : soit 54 étudiants oenologues, sous la houlette de Gil Morrot, chercheur CNRS dans l'équipe Construction de la perception chimiosensorielle du laboratoire Sciences pour l'oenologie. Invités à caractériser les «descripteurs olfactifs» d'un vin blanc et d'un vin rouge, ils durent ensuite réitérer l'exercice en décrivant les traits saillants d'un second godet de blanc et de rouge. Pour le blanc, les étudiants y sont allés franco sur les arômes de citron, et de tilleul, et de poire, et de pomme. Pour le rouge, ils n'ont pas pleuré la framboise, la griotte, le cassis etc.
Sauf, rigole le très sérieux Journal du CNRS dans son édition de septembre, qu'il s'agissait du même vin blanc dans les deux verres, l'un étant coloré en rouge avec des anthocyanes, colorants sans saveur ni odeur. Ça s'appelle une dégustation comparative, et ça laisse un rien rêveur sur le sérieux de cette science du vin. Autre blague du chercheur : faire goûter à 57 experts de renom un seul et même breuvage proposé dans une bouteille de piquette et dans une bouteille de grand cru. Seuls six oenologues ont senti la supercherie...
C'est que, expliquent les chercheurs, des informations inconscientes transmises par la vue, l'ouïe, le toucher ou liées au contexte s'agrègent au signal sensoriel initial et le transforment en profondeur. Comme quoi, conclut la revue, la perception gustative d'un vin ne dépend pas uniquement du contenu de la bouteille. Bonne nouvelle, on pourra continuer à raconter n'importe quoi dans les dîners sur l'arôme boisé et la gouleyance de la potion.
Réponse d'Emmanuel:
Merci Hervé pour cet article,
Rassurez vous...je ne veux pas me défausser, n'ayant pas été un de ces cobayes, mais se jouer de la sensibilité d'un organe tel que le nez...afin de prouver que celui-ci peut être trompé aisément, est bien dépassé.
Ceci dit, qu'en pensez vous ?
voila un truc qui peut être très utile... mais franchement, le micro ondes... non ! amitiés
Réponse d'Emmanuel:
Le micro-ondes, on sera amené à en reparler. Même si je n'acquiesce pas, il va falloir aborder la question.
Vas voir sur mon site dans la rubrique Gastronomie, tu comprendras...
Et tu pourrais y prendre goût
Merci pour le "truc" de l'eau chaude dans la carafe ! Il m'est arrivé de passer la bouteille sous l'eau chaude...mais je n'ai jamais osé le micro-ondes ! Je suis très curieuse d'en savoir plus à ce sujet !
Réponse d'Emmanuel:
J'aborderai cette question plus tard, mais la technique de la carafe, est interessante, je l'utilise de temps à autre au restaurant.
j'avoue, j'ai un ami qui les passe quelques secondes au micro ondes. :)
Réponse d'Emmanuel:
J'aborderai ce sujet, car il mérite un article. Je l'ai fait, et le résultat est convaincant, mais chut, gardons le silence pour le moment.
Merci pour cette technique. Il m'est arrivé une fois de réchauffer un vin trop froid en faisant tremper la bouteille dans de l'eau tiède, ça a bien marché, et j'espère ne pas avoir été "sauvage". J'ai bien une idée sur votre technique inavouable, mais moi aussi je vais éviter de l'écrire ;o)
Réponse d'Emmanuel:
Ta technique est bonne, car elle ne bouscule pas le vin, si en s'y prend avec douceur.
Quant à la technique inavouable, je serai amené à en parler un jour, mais je préfère attendre encore un peu. Les test ont été concluants à chaque fois.
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Ce que j'ai déjà fait, Laurent ! mais chuut ! ;-)