CLASSEMENT SAINT EMILION

Publié le par Emmanuel DELMAS

 

 

            

 

 

Révisé tous les 10 ans, ce classement fut officialisé dernièrement, le 07/09/2006

2 grands crus classés furent promus en 1ers grands crus classés "B", ce sont les châteaux Pavie Macquin et Troplong Mondot.6 vins classés en grands crus furent promus Grands crus classés, et 13 vins furent déclassés.

 

A noter un imbroglio juridique qui rend ce classement malheureusement très décrié, pas tout à fait officiel et do,t personne ne connait encore à ce jour l'avenir. Comprendra qui voudra.

 

Voici le classement officiel des vins de Saint Emilion, remis à jour en 2006

 

Le sigle * indique les châteaux promus

 

 

 

 

2 PREMIERS GRANDS CRUS CLASSES "A":  par ordre alphabétique

 

CHÂTEAU AUSONE

CHÂTEAU CHEVAL-BLANC

 

13 PREMIERS GRANDS CRUS CLASSES "B"  par ordre alphabétique

 

CHÂTEAU ANGELUS

CHÂTEAU BEAU-SEJOUR-BECOT

CHÂTEAU BEAUSEJOUR (DUFFAU-LAGAROSSE)

CHÂTEAU BELAIR

CHÂTEAU CANON

CHÂTEAU FIGEAC

CLOS FOURTET

CHÂTEAU LA GAFFELIERE

CHÂTEAU MAGDELAINE

CHÂTEAU PAVIE

CHÂTEAU PAVIE-MACQUIN *

CHÂTEAU TROPLONG-MONDOT *

CHÂTEAU TROTTEVIEILLE

 

46 GRANDS CRUS CLASSES : par ordre alphabétique

 

CHÂTEAU L’ARROSEE

CHÂTEAU BALESTARD-LA-TONNELLE

 CHÂTEAU BELLEFONT-BELCIER *

CHÂTEAU BERGAT

CHÂTEAU BERLIQUET

CHÂTEAU CADET-PIOLA

CHÂTEAU CANON-LA-GAFFELIERE

CHÂTEAU CAP-DE-MOURLIN

CHÂTEAU CHAUVIN

CHÂTEAU LA CLOTTE

CHÂTEAU CORBIN

CHÂTEAU CORBIN-MICHOTTE

CHÂTEAU LA COUSPAUDE

CHÂTEAU DASSAULT

CHÂTEAU DESTIEUX *

CHÂTEAU LA DOMINIQUE

CHÂTEAU FLEUR-CARDINALE *

CHÂTEAU FONPLEGADE

CHÂTEAU FONROQUE

CHÂTEAU FRANC-MAYNE

CHÂTEAU GRAND-CORBIN *

CHÂTEAU GRAND-CORBIN-DESPAGNE *

CHÂTEAU LES GRANDES MURAILLES

CHÂTEAU GRAND-MAYNE

CHÂTEAU GRAND-PONTET

CHÂTEAU HAUT-CORBIN

CHÂTEAU HAUT-SARPE

CLOS DES JACOBINS

COUVENT DES JACOBINS

CHÂTEAU LANIOTE

CHÂTEAU LARCIS-DUCASSE

CHÂTEAU LARMANDE

CHÂTEAU LAROQUE

CHÂTEAU LAROZE

CHÂTEAU MATRAS

CHÂTEAU MONBOUSQUET *

CHÂTEAU MOULIN DU CADET

CLOS DE L’ORATOIRE

CHÂTEAU PAVIE-DECESSE

CHÂTEAU LE PRIEURE

CHÂTEAU RIPEAU

CHÂTEAU SAINT-GEORGES-COTE-PAVIE

CLOS SAINT-MARTIN

CHÂTEAU LA SERRE

CHÂTEAU SOUTARD

CHÂTEAU LA TOUR-FIGEAC

 

Pour information, les vins déclassés en Saint Emilion Grand Cru, sont Bellevue, Cadet-Bon, Curé Bon, Faurie de Souchard,Gadet St Julien,La Clusière, La Tour du Pin Figeac, (Moueix et Giraud Belivier), La Marzelle, Petit Faurie de Soutard, Tertre Daugay, Villemaurine, et Yon-Figeac.

 


CLASSEMENT SAINT EMILION 2012

 

 

Un ambroglio sans nom, une attente interminable, et voici le nouveau classement de Saint Emilion. Qu'en penser ? Pas grand chose. Angélus au même niveau que Cheval Blanc et Ausone...cela ne peut laisser que très dubitatif. Dans une moindre mesure, Pavie n'a pas galvaudé son rang. Néanmoins...enfin, tout le monde semble ravi, et c'est tant mieux. Néanmoins, à titre purement gustatif, et c'est bien là que le bât blesse bien des incohérences. Clairement des connivences dépalcées, des prises de position non assumées, des intérêts ci et là soulignent bien les limites d'un classement, qui, au départ restait légitime (jusque 2006) pour devenir un classement de dupes. 

Si à mon sens Valandraud n'a rien à justifier quat à son nouveau classement, je m'étonne de la promotion d'un Angélus qui révélait des vins d'une qualité rarement indiscutable. Dégusté 2002 une vigntaine de fois, à la limite de l'acceptable tant l'élevage outrancier révélait un vin d'une vulgarité déplacée. 2003 suivait le sillage à l'instar d'autres domaines d'ailleurs, 2004 restait décevant alors que la signature de son terroir pouvait profiter à l'envi d'un millésime permettant au mieux son expression. Qu'importe...après tout, manifestement, la démonstration de force l'emportait sur la suggestion du raffinement. Effet de mode, effet de manche. 

Bien évidemment si j'étais Cheval ou Ausone, je me sentirai insulté. Ce qui, ne nous leurrons pas, serait très fortement justifié. Ce classement, décidément n'a plus de sens. Qu'importe puisque les grands initiés n'y sont plus invités.

 

Château de Ferrand promu, là encore, je ne puis comprendre. Si j'ai du respect pour les vins du domaine, allègrement propre, sans histoires, ni vagues, égaux et rassurants en tous points de vue, ils me semblent bien loin encore des vins de ce rang, qui encore avaient un sens avant 2006. Vins certes respectables, que je déguste là encore très régulièrement mais qui me semblent un poil manquer de dimension, pour un tel rang.

Si j'ai un certain respect, ce pourtant sincère pour l'histoire, le courage et le côté fortement entrepreneurial de Bernard Magrez, comment peut on valider la promotion de son château Fombrauge ? Là encore, le fond manquant, triste et néanmoins respectablement bon, l'essentiel, le coeur manque. Certes, son prix reste en totale adéquation eu égard sa qualité. Moyenne. Classement me semblant là encore déplacé. Pourtant, l'homme est méritant, le vin propre, cela ne reste pour autant pas suffisant en terme qualitatif. Visiblement ce dernier point là encore ne fait pas figure de "vérité absolue". Dommage...pour ce classement qui, pour le coup s'enfonce dans une forme de 'convenance".

Château Jean Faure réussit là une promotion cohérente dès l'instant où l'on comprend un peu mieux les aléas du classement. Résolument tourné sur un style démonstratif, mais avouons-le bien maitrisé, ce domaine reste l'achétype du vin bien construit, net, et précis. Celui qui se révèle dense, nourrit par un élévage impeccable, luxueux, un travail de fond juste propre. Il en résulte pour ceux dont j'ai dégusté les derniers millésimes, une forme de confort, et une sensation de réelle maîtrise. Le très bon côtoyant le "tristement" bon.

Je ne me permettrai pas de relever les incohérences, ou les domaines qui ne me semblent pas à leur place, ou ceux qui y sont mais complètement lésés par la présence de ceux qui n'ont rien à y faire. Néanmoins, ce classement qui fut encore jusqu'avant 2006 cohérent dans sa ligne de conduite, lisible dans sa traduction et presque irrévocable semble être devenu lisse, triste, sans aucune envergure, ni conviction. 

Quelque part, Saint Emilion s'est perdu en route, pris entre le marteau et l'enclume...je doute qu'un jour ce vignoble pourtant envié, unique en son genre puisse se remettre de tant d'incohérences. Qu'importe après tout, puisque la majorité semble ravie d'avoir trouver une forme de consensus...rien que ce mot révèle déjà pas mal de choses...


En gras, les domaines promus.

 

 


 Premier Grand Cru Classé A

Château CHEVAL BLANC (maintenu)
Château PAVIE 
Château ANGÉLUS 
Château AUSONE (maintenu)

Premier Grand Cru Classé B

Château VALANDRAUD 
Château TROPLONG-MONDOT 
Château CANON 
Château PAVIE-MACQUIN 
Château LA GAFFELIÈRE  
Château BEAU-SÉJOUR BÉCOT 
Clos FOURTET 
Château CANON-LA-GAFFELIÈRE 
Château LARCIS-DUCASSE 
Château LA MONDOTTE 
Château BEAUSÉJOUR (DUFFAU-LAGARROSSE) 
Château FIGEAC 


Grand cru classé

Château LA DOMINIQUE 
Château JEAN FAURE 
Château FLEUR-CARDINALE 
Château MONBOUSQUET 
Château PAVIE-DECESSE 
Château LES GRANDES MURAILLES 
Clos SAINT-MARTIN 
Château BERLIQUET

Château CÔTE DE BALEAU  

Château ROCHEBELLE 
Château QUINAULT L'ENCLOS
Château LANIOTE 
Château LA CLOTTE 
Château CORBIN 
Château GRAND-MAYNE 
Château LE PRIEURÉ 
Château DE FERRAND 

Château de PRESSAC
Château FAUGÈRES 
Château PEBY-FAUGÈRES 
Château CADET-PIOLA 
Château HAUT-SARPE 
Château LARMANDE 
Château SOUTARD 
Château DESTIEUX 
Château FOMBRAUGE 
Château LAROQUE 
Château BALESTARD-LA-TONNELLE 
Château CAP DE MOURLIN 
Château BELLEFONT-BELCIER 
Château FAURIE DE SOUCHARD 
Château GRAND-PONTET 
Clos de L'ORATOIRE 
Château CHAUVIN 
Château DASSAULT

Château FONPLÉGADE 
Château CLOS DES JACOBINS 

Château PETIT-FAURIE-DE-SOUTARD 

Château GRAND CORBIN-DESPAGNE 
Château FONROQUE 
Château MOULIN DU CADET

Château VILLEMAURINE 
Château LA TOUR-FIGEAC 
Château FRANC-MAYNE 

Château GRAND CORBIN 

 Château HAUT SARPE

 Château L'ARROSEE 

Château LA COUSPAUDE 

Château La SERRE 

Château LAROZE 

Château RIPEAU 

Château SAINT-GEORGES-CÔTE-PAVIE 

Château COUVENT DES JACOBINS 

Château BARDE-HAUT 

Château BELLEVUE 

Château CADET-BON 

Château LE CHÂTELET 

Château LA COMMANDERIE 

Château FAURIE DE SOUCHARD 

Château DE FERRAND 

Clos LA MADELEINE 

Château GUADET

Château DE PRESSAC  

Château LA MARZELLE 

Château ROCHEBELLE 

Château YON-FIGEAC  

 
 

Emmanuel Delmas

 

 

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PIERRE CARLE 04/04/2008 09:23

Château Croque-Michotte
 
COMMUNIQUE DE PRESSE – 30 mars 2008
 
Le classement de 2006 des Grands Crus de Saint-Emilion
 
 
« Classement qualitatif ou classement administratif ? »
 
 
Voilà la question que les viticulteurs et les amateurs de bons vins de Saint-Emilion peuvent légitimement se poser après l’audience du Tribunal administratif de Bordeaux qui s’est tenue le 25 mars 2008.
 
En effet neuf châteaux de Saint-Emilion à qui l’ensemble « Syndicat viticole de Saint-Emilion (devenu récemment le Conseil des vins de Saint-Emilion) – Commission de classement nommée par le Syndicat – INAO qui chapeaute la Commission et officialise les décisions », a refusé l’accession ou le maintien dans la liste des Grands Crus Classés de Saint-Emilion, ont déposé un recours devant la justice pour contester ce refus. L’INAO étant un établissement public, ses décisions sont considérées comme des décisions administratives et c’est au Tribunal administratif que revient la responsabilité de trancher les litiges.
 
C’est ainsi que les viticulteurs de Saint-Emilion qui s’estiment lésés par le classement des grands crus de 2006 en sont quasiment réduits à rechercher et mettre en évidence les fautes de procédures administratives, alors qu’ils souhaitent essentiellement montrer :
1.      l’absence de règles de travail de la Commission et de l’INAO,
2.      la non-compétence en matière de dégustation de la majorité des membres de la Commission,
3.      les discriminations de traitement des différents châteaux candidats de la part de la Commission,
4.      l’absence de débat contradictoire et de nouvelles dégustations.
 
Heureusement les irrégularités commises par le Syndicat viticole de Saint-Emilion, la Commission de classement et l’INAO sont nombreuses : non-publication de textes dans les délais, choix inapproprié des membres de la Commission (incompétence en dégustation, relations d’affaire avec des candidats), choix arbitraire d’un système de notation et de seuil de sélection, regroupage volontaire de certains châteaux pour les dégustations, système de dégustation rendant impossible l’anonymat total des crus, non-séparation des châteaux issus de terroirs différents, non-communication des fiches de dégustation, non-examen par le Syndicat viticole de Saint-Emilion des résultats du travail de la Commission, rétroactivité du classement sur la récolte 2006, etc.
 
Les quatre avocats des neuf châteaux ont largement démontré ces erreurs de procédures.
 
Dans ses conclusions le Commissaire du Gouvernement, chargé de défendre l’administration, a rejeté toutes les démonstrations des avocats des viticulteurs. Mais, il l’a fait avec une prudence de chat et un luxe de précautions. Et surtout, il n’a, à aucun moment fait appel à la loi, aux textes de loi votés par les représentants du Peuple. Le Commissaire du Gouvernement n’a pu se reposer que sur des jurisprudences. Saluons au passage la performance de ce représentant de l’Etat qui, voulant à tout prix défendre l’administration, est allé rechercher jusqu’à près de cinquante ans en arrière les jurisprudences les plus inattendues que les juges de l’époque se sont donnés beaucoup de mal à rédiger afin de justifier - quoi ? – des erreurs administratives qui auraient dû être annulées par les textes votés par le parlement ! Ajoutons que nous n’avons pas le loisir de vérifier ces jurisprudences qui concernaient des décisions administratives bien loin de notre problème de classement. Mais il est à parier qu’un examen approfondi de toutes ces décisions montrerait que ces jurisprudences ne sont logiquement pas applicables dans nos affaires. Ces jurisprudences sont censées justifier des mesures de rétroactivité, accepter des conflits d’intérêt, accepter l’opacité des procédures de classement sous couvert de souveraineté de la Commission.
 
Et voilà comment les dégustateurs de la Commission « ont trouvé des faiblesses dans certains crus » sans aucune possibilité de débat contradictoire, ni de nouvelle dégustation de vérification. Sachez que la Commission comprend neuf membres et que seuls quatre (un œnologue, deux courtiers et un négociant) ont une pratique professionnelle de la dégustation. Aucun membre de la Commission n’a vu ses compétences évaluées en matière de dégustation. Que diriez-vous si, au concours de l’internat, le jury ne comprenait qu’une minorité de chirurgiens et de médecins pour sélectionner le chirurgien qui va vous opérer à cœur ouvert ? Comment la Commission de classement peut-elle avoir un avis opposé à celui des courtiers et des négociants qui goûtent et achètent les vins des neuf châteaux et qui les revendent à leurs clients toujours fidèles d’année en année ? Comment la Commission de classement peut-elle avoir un avis opposé à celui de dégustateurs professionnels et de journalistes œnophiles tel Robert Parker, référence à peine contestée et toujours suivie ? Comment la Commission de classement peut-elle avoir un avis contraire à celui des jurys de concours homologués formés de dégustateurs professionnels et dans lesquels siègent des représentants de la Direction de la Consommation, de la Concurrence et de la Répression des Fraudes ? Bien évidemment la Commission n’a pas raison contre tous les professionnels ; c’est elle qui se trompe. Notons au passage que le Château Croque-Michotte a obtenu dix-huit médailles dans ces concours pour les onze derniers millésimes. La Commission ne le sait pas puisqu’elle n’a apparemment pas lu notre dossier de candidature.
 
Comme nous pensons que l’avocat de l’INAO n’est pas incompétent, nous pensons donc qu’il est un menteur. En effet il prétend que les candidats connaissaient le règlement et qu’ils ne peuvent se plaindre de ne pas en avoir eu connaissance. C’est faux. Le seul règlement qui est existe est le règlement de candidature, publié de manière irrégulière, rappelons-le. Les candidats parlent du règlement de méthode et de procédures de travail de la commission ; celui-ci ne peut leur avoir été communiqué, car même aujourd’hui il n’existe pas. La Commission a dû improviser ses propres procédures, son propre règlement de travail. La Commission a cumulé le législatif et l’exécutif, ce qui est contraire à la séparation des pouvoirs, principe de base dans tout système démocratique. Ce règlement de travail aurait du être pensé et écrit par le Syndicat viticole de Saint-Emilion et publié avant le dépôt des candidatures.
 
Nous avons vu que le Commissaire du gouvernement avait dû effectuer un gros  travail de recherche pour trouver dans la jurisprudence la justification d’erreurs de l’administration, mais que dit l’avocat de l’INAO ?
1.      que les candidats connaissaient d’avance les règles et qu’en participant, ils les acceptaient. Nous avons montré que le règlement de la Commission ne pouvait être connu, puisqu’il n’existe pas. Mais même s’il l’avait été, les candidats, en ne participant pas se seraient éliminés définitivement du classement et des débats. Donc les candidats n’ont pas eu d’autre choix pour se faire entendre que de concourir. J’ajoute, en ce qui concerne Croque-Michotte, que nous avions communiqué au Syndicat Viticole oralement dès 1997, puis par écrit dès 2001 (documents disponibles), notre désaccord avec le principe actuel de classement ; et nous avions fait des propositions de réforme. Donc il est faux de dire que nous avions accepté le système actuel de classement.
2.      que la candidats éliminés ne sont jamais contents. Certes les candidats éliminés ne sont pas contents. Mais ceux-ci ne sont pas simplement mécontents de leur élimination : ils sont mécontents d’avoir été éliminés pour des motifs contredits par tous les professionnels (concours, journalistes, courtiers, négociants et surtout le marché animé par les clients qui aiment et qui payent).
3.      qu’il y a des recours à chaque classement. L’avocat de l’INAO omet de dire que les recours sont en augmentation sensible. Cette augmentation est devenue nette lorsque le Syndicat viticole a cru bon de demander à des non-professionnels de la dégustation (géographe, géologue, juristes, administrateur du Crédit Agricole à la retraite, etc.) d’organiser les dégustations et de déguster. Supposons qu’un journaliste ou un juge soit conduit à pratiquer des opérations des amygdales, il est à parier que les recours devant les tribunaux seraient nombreux.
4.      qu’il n’y a pas eu d’erreur manifeste d’appréciation. Nous avons déjà parlé de l’incompétence de la Commission. Disons seulement maintenant que le classement de la Commission ne correspond pas au marché qu’il est censé guider. C’est une constatation : des vins plus chers et plus célèbres que nombre de crus classés ne sont pas classés. Des crus classés sont obligés de tronçonner leur récolte en premier vin classé, puis en deuxième vin, voire troisième vin non classés, pour écouler leurs bouteilles pendant que des châteaux non classés sont côtés sur la Place de Bordeaux et qu’ils manquent de vin. Ajoutons que la Commission est bien coupable d’erreur manifeste d’appréciation car, composée quasiment des mêmes membres qu’en 1996, elle a déclassé en 2006 onze châteaux qu’elle avait classés en 1996 (onze grands crus classés sur cinquante cinq, soit vingt pour cent d’erreur) !
5.      que les dégustations des autres professionnels de la dégustation n’étaient pas à l’aveugle. C’est faux. Les dégustations des concours sont effectuées à l’aveugle. La DGCCRF y siège. Les dégustations du Guide Hachette par exemple sont toujours effectuées à l’aveugle. La plupart des journalistes effectuent des dégustations à l’aveugle sous le contrôle des conseils interprofessionnels.
 
Que faire ? Annuler le classement actuel et reprendre le travail de réforme que le Syndicat viticole de Saint-Emilion a laissé tomber en 2002 par calcul ou par lâcheté. Ce nouveau classement devra reconnaître l’élément fondamental des appellations d’origine contrôlée françaises, à savoir le terroir. C’est le terroir qui permet d’obtenir à la fois la puissance et la finesse des grands vins. Il faut annuler le système de révision décennale par lequel une commission, évidemment pas infaillible, doit goûter une trop grande quantité de bouteilles (environ mille) et ensuite mettre en péril de grands et vieux vignobles de famille. Le maintien du haut niveau de qualité des vins issus des grands terroirs ne peut se faire que de manière continue et pédagogique afin de détecter et contrer en douceur toute baisse de qualité. Le classement ne doit plus être administratif, mais qualitatif, dans l’intérêt des consommateurs qui sont bien oubliés actuellement.
 
Pierre Carle (famille Geoffrion)
Associé propriétaire et vinificateur du Château Croque-Michotte à Saint-Emilion
0553279273

Emmanuel DELMAS 04/04/2008 09:54


Affaire à suivre...


SOLEX 25/10/2006 10:44

Bonjour, je tiens à vous signaler que le château MONBOUSQUET ne faisait pas partie des Grands Crus Classés avant la réivsion de 2006. En conséquence, il convient de lui adjoindre une astérisque.
Il y a bien eu six crus promu dans le classement en Grand Cru Classé en 2006.
 

Emmanuel DELMAS 25/10/2006 11:08

 
Bravo pour cette remarque. Le Monbousquet a fait des progrès spectaculaires et ont démontré tout leur savoir-faire, surtout ces dernières millésimes, venant de les déguster, je ne puis que le confirmer.
Emmanuel

mélanie 21/09/2006 00:34

bonjour
je chercher a me procurer certain vins tels que
* Bellevue Mondotte en 2003
*Pavie-Decesse en 2003
*Clos Fourtet en 2003
pouriez me dir ou je pourai aller les acheter sur paris
merci d\\\'avance
 

Emmanuel DELMAS 21/09/2006 00:48

 
Bonsoir,
Ces vins sont très interessants, et magnifiquement interprétés par la famille Perse (Pavie Decesse et Bellevue Mondotte). Je ne prends que peu de risques en vous invitant à vous interesser au 3C, Château Cash and Carry, une des caves que je privilégie. Se  trouvant à la Plaine St Denis, vous y trouverez un très large choix des grands vins du Bordelais, aux meilleurs prix.
A bientôt,
Emmanuel

jean pierre et danielle 18/09/2006 09:48

Merci Emmanuel pour ces informations !
J'ai quelques magnums de BELLEFONT BELCIER ( 1982 et 1985) qui sont très heureux de se voir reconnus !
Et il pleut en Aquitaine depuis 3 jours...tristes vendanges....

Emmanuel DELMAS 18/09/2006 10:17

 
Un millésime qui risque de devenir à son tour compliqué...mais s'agissant des magnums 1982, ou même 1985 vous allez vous régaler. Mais ne tardez pas trop à les déguster...
Emmanuel