Foires aux Vins: Pièges à éviter

Publié le par Emmanuel DELMAS

  

Après quelques précieux conseils avant vos achats, décortiqués plus en détail, ICI, il va falloir s'attarder sur une facette un peu moins glorieuses de ces foires aux vins: Ses pièges.Une fois sur place, ouvrez l'oeil, et prenez quelques précautions...

 

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Quelques conseils afin d'éviter les pièges lors des Foires aux Vins.

 

QUELS PIEGES EVITER ?

 

 

1 ère tentation: Se laisser influencer.

Les fameuses collerettes "Coup de coeur des sommeliers", "sélection des oenologues"ou de l'enseigne.

Non pas que je mette en doute les compétences des cavistes ou des sommeliers dépêchés en urgence, à cette occasion.Simplement, ces coups de coeur sont décernés bien souvent à des propriétés inconnues au bataillon. L'enseigne qui propose son coup de coeur a bien souvent ses intérêts à écouler les stocks de telle propriété. Je doute que les conseillers fassent du bénévolat.

En revanche, la crédibilité est plus justifiée s'agissant des guides du vin, tels Hachette, Bettane et Desseauve, ou des revues tels la Revue du Vin de France pour ne citer qu'eux.

 

 La tentation de se fier aux prix...

 

LES PRIX TROP BAS

 

 

Ces vins sont comme par hasard, issus d'appellations méconnues. Ce sont les petits prix, à moins de 5 euros.Méfiance, ce ne sont que très rarement de bonnes affaires. Souvent vins de négociants, ou vins de marques, ils ont des stocks à écouler.

Ne vous y trompez pas, les marges les plus fortes sont établies sur ces vins peu fiables, achetés à très bas prix.

Et, comme par le plus pur des hasards, ils sont accompagnés d'une jolie collerette "coup de coeur".

 

LES PRIX TROP ELEVES

 

Les très grands vins, tels Petrus, Yquem, la Turque, Margaux, Latour, Ausone, Rayas, et tant d'autres n'ont certainement pas besoin de se retrouver aux étalages des foires aux vins. Cela nuirait presque à leur image de vins élitistes.

Les enseignes aiment à les proposer afin de revaloriser leur offre. Pour le plaisir, et pour la gloire.

Car, ne rêvez pas, vous ne ferez certainement pas de bonnes affaires avec ces vins.

Pourquoi ? 

 

Simplement, ils se vendent à prix d'or, à travers le monde. Vins spéculatifs ils font partie d'une élite. Ils n'ont pas de stock à écouler, de plus ils sont en partie préemptés par le négoce.

Ainsi, leur prix correspond à leur prix normal de vente. Aucune affaire à attendre de ce côté là.

 

QUE FAIRE ALORS ?

 

 

 Viser le milieu de gamme : c'est ici qu'existent les affaires.

Sur Bordeaux, les crus bourgeois, ainsi  que certains autres grands crus classés moins fameux restent des valeurs sûres.

Les millésimes de 2000 à 2006

 

 - Les 2001 étonnent par leur tenue, et leur potentiel. Elégant millésime, avec de belles assises.

- Le 2002 reste un millésime pauvre. Mais, quelques surprises, pour ce millésime qui s'ouvre, et offre quelques contours séduisants. Peut être bu, aujourd'hui. Prix serrés, quelques surprises à surveiller de près, tout de même.

Ces 2 millésimes suivirent le millésime fou du passage de l'an 2000, surcôté.Des vins qui commencent à s'ouvrir, tout juste pour les bons.

- Oubliez le catastrophique 2003. Préférez lui le 2004, bien plus juste, retraçant bien le message du sol, mais un millésime de connaisseur pouvant paraitre plus austère. Mais prometteur. A attendre.

- Superbe 2005, malgré parfois quelques lourdeurs finales, pour les propriétés qui ont vu là, l' opportunité de surjouer. Résultat, parfois, des vins frisant la surmaturité. Malgré tout, dans l'ensemble, un millésime sublime, riche, charnu, étoffé. A garder au moins 3 ans pour les appellations génériques, 5 à 10 ans pour les appellations sous-régionales, et plus de 10 ans pour les grands vins.

- Le millésime 2006 reste à surveiller, encore bien juvénile, il offrira des tarifs qui pourraient se révéler interessants. Si j'étais vous, je prendrai le temps de les laisser évoluer. Ne vous pressez pas pour les acheter.

- Les autres régions viticoles tentent de se montrer tant bien que mal, mais les quantités s'en retrouvent bien souvent plus limitées. C'est pourquoi, il faut se montrer vif et fin connaisseur pour dénicher les perles rares. Les meilleurs vignerons, sont trop rarement présents, et lorsqu'ils le sont, les cuvées présentées, ne sont pas à la hauteur de la qualité attendue.

 

 

 

Très vite, quelques conseils, notamment pour les vins proiposés par Leclerc.

 

 

Emmanuel Delmas


 

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gil 16/09/2009 22:08

Pas forcément vrai: j'ai trouvé HAUT BRION 2004 à 179€ en FAV Intermarché, ce qui est un prix "honnête". Mieux vaut éviter alors les primeurs !!!