Espace Pro

Présentation de mes services et de mes expériences

Rechercher

Dégust'Express

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Syndication

  • Flux RSS des articles
Vendredi 10 mars 2006

  Pessac Léognan

 

 

 

 

 

Ce domaine n'est pas sans me rappeller mes coutumières vacances passées dans les Landes, à Biscarosse-plage. Des amis nous invitaient régulièrement, et ce château avait droit de cité sur la table.

En ces temps maussades, et cet hiver jouant les prolongations, quel plaisir de se remémorer ces belles et insouciantes années.

Alors, j'aime à me dire que, les jours rallongent, le printemps approche, et que le cycle végétatif offre les prémices de la renaissance dans les vignes.

LE CHATEAU DE FRANCE

 

Revenons donc à notre vin, ne nous laissons pas déconcentrer...

LE TERROIR

 

Les 36 hectares de vignes, planté en rouge, (et 2 en blanc), du vignoble du Château de France s'étendent sur un des plus hauts coteaux de la terrasse de Léognan, la plus élevée des quatre terrasses de gravières édifiées au fil du temps.

Le sol propose un recouvrement de graves pyrénéennes très profondes, et par endroits, le sous-sol y est argilo-calcaire.

LA CULTURE

Depuis quelque temps, l'effeuillage se fait côté soleil levant, les vendanges en vert sont de rigueur, et la culture raisonnée.

De grands noms jouxtent d'ailleurs le domaine, tels le château de Fieuzal, ou le domaine de Chevalier.

 DEGUSTATION

Vin ouvert 3 heures à l'avance

L'oeil offre une robe grenat de bonne intensité, les reflets se montrent légèrement brunis par le temps. Les jambes sont fines et régulières Le disque propose un dégradé tirant également sur les couleurs brunes. Le temps commence à marquer de son empreinte le vin.

Le 1er nez est orienté sur le fruit, légérement mûr. (prune, mûres...)

A l'aération, des pointes fumées embaument le verre de notes de tabac froid, cendres, et de suie. Discrètement, puis prenant un peu plus d'assurance, des senteurs de fruits flétris puis secs, font leur apparition, sous la forme d'arômes de pruneaux. Eux-mêmes relayés par la perception de senteurs de sous-bois.

En bouche, l'attaque, se montre ronde, très accueillante, le milieu de bouche offre une belle minéralité, on ressent bien la rondeur, la suavité qui s'exprime sur des notes de mine de crayon.

La finale est rendue très élégante et ronde, grâce à des tanins fondus, qui donnent au vin une jolie impulsion, confortable.

Rétro-olfaction: pruneaux

PAI: 16 caudalies

En somme, voici un vin qui offre une charpente très cossue, agréable. On ressent bien la minéralité et la suavité qui sied aux vins des Graves, mais aussi, une maturité, propre au millésime 1999. Celle-ci d'ailleurs est bien réelle. A garder encore quelques années, mais ce vin a déjà amorcé son évolution.

Je tiens aussi à préciser que le fait d'avoir ouvert cette bouteille 3 heures au préalable sans décantation, a sans doute joué un rôle important dans sa constitution.

ACCORD METS / VINS

 

Restons classique, et orientation vers une viande tendre, une fois encore, agrémentée de champignons, et d'une sauce légère.

Le vin saura se glisser subrepticement sous le mets afin de le rehausser.

 

Emmanuel DELMAS

par Emmanuel DELMAS
commentaires (2)    recommander ajouter un commentaire
Retour à l'accueil
Contact - C.G.U. - Signaler un abus