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Dimanche 11 décembre 2005

                               

Comme prévu, suite à l'article concernant cette fameuse tablée de 3 personnes, j'ai eu à loisir de déguster ce vin merveilleux, dont je vais vous parler.

J'ai ouvert puis décanté a bouteille 30 minutes, avant de la servir. Malheureusement, il fut impossible de faire autrement, vu le manque de temps imparti au restaurant. L'idéal étant de l'ouvrir 12 heures à l'avance, tout en laissant ce flacon dans sa cave.

DEGUSTATION

La robe grenat de bonne intensité se pare de reflets légèrement tuilés, dénotant une première évolution. Le vin est limpide, et d'une belle profondeur.

Le 1er nez est très plaisant, de bonne intensité, s'orientant sur des notes végétales et minérales. Ainsi, sont mis en exergue les arômes de sous-bois, de terre mouillée, et de truffe.

Le 2nd nez se montre plus complexe, surtout après évolution, dévoilant des pointes plus herbacées encore, relayées par le tabac blond, le cacao, aussi surprenant cela puisse paraitre.

L'attaque en bouche est merveilleuse d'élégance, malgré sa rondeur, et son opulence tout en sensualité. Le milieu de bouche confirme la sensation de minéralité et nous rappelle les notes végétales et herbacées ressenties au nez. Les tanins sont d'une rare finesse, et amplifient la longueur, en la rendant confortable et donnant une jolie impression de rectitude.

La PAI, chère à Patrick CHAZALLET est longue, persistante de 18 caudalies.

La rétro-olfaction laisse des notes truffées.

En somme, ce vin offre une architecture typique de Pétrus, à savoir, une opulence rendue sensuelle, par une rondeur merveilleuse et des tanins certes présents mais bien soyeux.

L'épithète d'un vin de grande race, malgré un millésime somme toute anodin, si je puis l'écrire.

ACCORDS METS ET VINS

Ce vin, par sa race, et sa rondeur toute confortable, et ses tanins soyeux, malgré sa forte ossature, demandera un mets très délicat.

Evitez les sauces trop concentrées, orientons nous sur des viandes tendres, rouges, et très tendres, afin de laisser le vin s'exprimer au mieux.

Ainsi, le ragoût de boeuf aux carottes et aux herbes de Martine, la banlieusardise, permet un merveilleux accord. La douceur des carottes répondant aux saveurs des épices, se mêlant ainsi à la texture si doucereuse du mets.

 

Ouvrez le vin de 8 à 12 heures à l'avance, et laissez respirer le vin dans votre cave, à 14°

Passer le vin en carafe, à la seule condition, qu'après cette lente et naturelle oxygénation, vous avez la sensation que le vin ne s'exprime pas encore assez. (Ce dont je doute...)

 

Emmanuel DELMAS

Par Emmanuel DELMAS
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