Mercredi 19 décembre 2007
   
 
 
                                
 
 
 
 
Voici sans doute, un des thèmes les plus passionnants concernant le vin.
  Qui, n'a jamais été confronté à cette problématique, un jour ?
  Il y a de fortes chances, que les idées reçues soient ici bousculées. Ainsi, le vin rouge et le fromage ? Le vin liquoreux et le foie gras, en début de repas ?
 
 
 
Quelques fondamentaux pour vous éclairer et vous faciliter cet aspect du mariage du vin.
 

 
 
 
LES REGLES DE BASE
 
 
 
                                    
 
 
 
 
 
L'accord mets et vins, est sans doute un des points les plus épineux à résoudre pour tout néophyte concernant n'importe quel repas. Pourtant, il suffit de respecter quelques points importants, afin de mériter l'admiration de vos convives.
 
Il est essentiel de respecter quelques éléments concernant l'accord mets et vins.
 
 
  ======      Ne jamais regretter le vin précédent. Toujours monter dans la qualité. Ainsi, un fil conducteur est crée, rendant la dégustation cohérente.
 
 
 
 
  ======      Respecter l'équilibre des forces, et protéger ses papilles:
Pour commencer le vin mousseux, afin de titiller le palais, le vin blanc, le vin rosé, le vin rouge, et le vin moelleux. Chambouler cette règle de base, et, déjà vous prenez le risque d'être incohérent.
 
 
  ======      Ne pas se focaliser sur des idées reçues, laisser libre cours à votre idée, prenez des risques, surprenez, à la condition, que vous puissiez expliquer votre raison.


Enfin, un grand vin se suffit à lui-même...
 
 
 
N'oubliez jamais que le vin doit sublimer le repas, et les plats. Il est un complément à la magie de l'instant. Il ouvre la porte à des discussions, des débats, à l'échange.
 
Et, bien entendu, le vin doit être bu avec poésie, on parle d'ivresse, certes, mais à consommer avec modération.
 
Ci-après, quelques billets concernant des accords essentiels, qui pourraient vous éclairer.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 
 
Emmanuel Delmas
 
 
par Emmanuel DELMAS publié dans : DIVERS
Lundi 17 décembre 2007

  

 

                

 

 

Il est de notoriété publique, que le poisson, quel qu'il soit d'ailleurs ne se marie qu'avec le vin blanc.

 

Tout comme il est reconnu, à tort,  que le fromage ne se déguste qu'avec du vin rouge...par exemple...dans ce cas, je vous redirige sur mon article concernant le vin et le fromage.

Au sujet des poissons, je n'irai pas jusqu'à dire que ceux-ci se marient mieux avec un vin rouge, car, mon expérience, et mes expériences d'ailleurs ont toujours souligné à quel point le vin blanc se montre si accueillant avec une lotte, un St Pierre, ou une sole.

 

 

Cependant, étant depuis de nombreuses années, sommelier, j'ai appris à quel point, nombre de clients aimaient éviter les mélanges de vins, durant les repas.

C'est pourquoi, ceux-ci, bien souvent, et il y en a plus que vous ne l'imaginiez, réclament un vin rouge avec leur poisson.

 

RAPPEL: LE ROLE DU SOMMELIER

 

 

Le sommelier est avant tout un ambassadeur du vin, ce patrimoine culturel bien français, et du savoir déguster. Au service du client, il se doit de le diriger de la façon la plus en adéquation avec les mets, et ses envies, tout en respectant les goûts de son client.

C'est la raison pour laquelle, je dis toujours au client, que je ne veux surtout pas devenir une barrière à son plaisir.

Pourquoi, infliger au client un vin blanc, si son désir est de déguster un vin rouge ?

Certes, je rétorque, avec élégance, que, dans ce cas là, sans doute vaut il mieux choisir le vin, puis, selon celui-ci, de le marier avec un plat le mettant un peu plus en avant.

Mais cela est une toute autre histoire. Alors, oui, le client aime à déguster son poisson, avec le vin rouge, aussi surprenant cela puisse paraitre.

 

QUELS VINS ROUGES ?

 

 

La question posée, je vais tenter d'y répondre de façon la plus simple et compréhensible possible.

 

Le poisson est un mets souvent très fin, sa chair est tendre, délicate, et ses accompagnements, mettent en exergue la justesse de la cuisson. L'acidité du citron ou la légèreté de la sauce, rehausse la tendreté du mets.

Un plat de poisson, est bien souvent donc très raffiné et fin.

Par exemple, afin de mieux illustrer un tel plat, je vous invite à mirer sur le site de Mercotte, sa fameuse recette de dos de cabillaud aux févettes, sauce et flan à l'ail.

 

Afin de respecter dans la mesure du possible, la finesse de la chair, et du mets, il est necessaire de s'orienter sur des vins eux-mêmes très délicats, tendres et fins.

Si il y a bien un cépage à inviter, il se nommera Pinot noir. Son architecture, toute en longueur, sa verve finale, et son impulsion rehausseront le plat, et sa longueur si tendue, accompagnera le mets de sa douceur.

 

 

 

                  

 

 

La Bourgogne, terroir de prédilection, et d'exception des grands vins nobles offre une considérable palette de saveurs, et de finesse.

Orientez-vous sur des appellations communales, ou sous-régionales. Ainsi, un Beaune, un Volnay, Blagny, vous offriront de délicieux moments. Plus au sud, la Côte Chalonnaise, et son Mercurey, plus tendre, propose une jolie alternative.

 

Mais, afin de préserver la délicatesse du mets, il faut s'orienter sur des millésimes bien mûrs, défaits de leur opulence, trop marquée, le vin doit se montrer raffiné, très tendre, et non marqué par une aicidité trop virulente.

Les arômes d'évolution, de notes de fleurs fanées, de sous-bois, et de fruits séchés, ou de notes de champignons, régaleront vos papilles.

Si, un vin de Bourgogne, d'un millésime de 10 à 30 années peut se montrer onéreux, je vais vous inviter à partager une de mes gourmandises...

 

PINOT NOIR...BOURGOGNE....MAIS AUSSI  LOIRE ET....COTEAUX CHAMPENOIS

 

 

      

 

 

Car, le pinot noir, planté sur des latitudes septentrionales, offre des architectures élégantes, ciselées, et pointues.

Ainsi, sur le vignoble sancerrois, on trouvera sur des millésimes de la fin de la dernière décennie, des vins tout en souplesse, d'une jolie élégance, proposant des vins aux tanins complètement assouplis.

En Alsace, les vins ayant évolué 5 ans, approcheront de leur apogée, et épouseront très bien les textures très fines des poissons d'eau de mer.

 

 

 

               

     

 

Sans oublier les surprenants vins rouges tranquilles sur l'aire d'appellation champenoise.

Ainsi, les Côteaux Champenois, sur Bouzy, ou les Rosés des Riceys, aux Riceys, vous exhaleront par leur très grande finesse, et élégance. Le Rosé des Riceys, malgré son nom est à mon sens un vin rouge, et je le sers en tant que tel au restaurant.

Laissez leur 4 années de garde, et ils se pâmeront de tanins fondus, d'une acidité bien modelée, et de fruits rouges biens murs.

 

La finesse du Pinot Noir, permet de marier avec goût le vin rouge et le poisson.

Sans oublier, les vins rouges de Savoie les Mondeuse, en passant les magnifiques vins rouges de Chinon, ayant évolué 20 ans.

 

CONCLUSION

 

 

Si le pinot noir est très approchable rapidement, l'important dans cet accord, vin rouge et poisson, est de s'orienter sur des vins ayant ateint une certaine maturité. Ainsi, les tanins rugueux du vin jeune, et ses acidités parfois gênantes s'estompent afin de laisser place à un vin infiniment plus sage.

La durée de garde dépendra du vin servi, de sa région, et de sa structure de départ.

 

Soyez simplement patient, et vous régalerez vos convives d'un vin rouge d'une rare délicatesse, et la surprise n'en sera que plus grande, une fois de plus, ai-je envie d'écrire...

D'autres thèmes traités:Accords mets et vins, sommaire

Les règles 

Les mets réfractaires

Au commencement, l'apéritif

 

Emmanuel DELMAS

par Emmanuel DELMAS publié dans : DIVERS
Vendredi 14 décembre 2007
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
Le foie gras a la part belle dans tous les diners de fin d’année, de fêtes. Ce mets illumine la table, et égaye les papilles.
 
Sa texture doucereuse, son goût si fin, le foie gras n’a que des adeptes, des passionnés, et a toujours fait des émules.
 
Qu’il provienne d’Alsace, du Sud ouest, ou d’ailleurs, ce produit ravit les palais.
 
  
 QUEL VIN POUR L’ACCOMPAGNER ?
 
              
    
 
Bien souvent, les vins de Sauternes, ou de Monbazillac, ou les Vendanges Tardives d’Alsace sont plébiscités. La consistance, la texture, et la douceur du foie gras, réclame, demande, appelle dirai-je, les vins moelleux. Une des conditions sine qua non, est que ces vins arrivent à maturité.
Que les sucres se soient un peu estompés, que l'acidité reste présente, et les arômes soient plus confortables, le vin finalement gagnera en complexité et en élégance.
 
Souvent accompagné d’une compotée d’oignons, de figues, ou de fruits rouges, ou parfois de raisins secs, ou de fruits autres, de miel, il semble définitivement acquis dans l’esprit des consommateurs que le foie gras est bien un mets doucereux, à ranger dans la catégorie des gourmandises, donc légèrement sucrées.
 
C’est pourquoi, les vins naturellement doux, dont ceux cités un peu plus haut, ont droit de cité.
 
Toutefois, un vin rouge giboyeux, opulent, de caractère, aux tanins fondus, et doté d’une ronde ossature ravira les adeptes du vin rouge.
 
Un vin  blanc sec également, si lui aussi sait se montrer charismatique, rondeur, donc minéralité, un grand volume, sans oublier l’acidité, véritable épine dorsale du vin blanc.
 
REGLES FONDAMENTALES
 
 
Si je suis un adepte des vins hors normes, particuliers, et originaux, et si j’aime par-dessus tout bousculer les conventions, étonner, et subjuguer en surprenant, je n’en oublie JAMAIS les règles fondamentales qui régissent les lois du vin, et de la vie, en général.
 
Je me permets de vous rediriger, si vous avez la mémoire courte vers l’article concernant l’ordre à respecter lors de la dégustation du vin.
 
Ainsi, vous remarquerez aisément, qu’on commence toujours par un vin mousseux, qui taquinera les papilles en apéritif, ou un grand vin de champagne durant le dîner, bien entendu.
 
Suivra le vin blanc, le vin rouge, et le vin moelleux. Etant donné que celui-ci est plus riche, en sucre, et souvent en alcool. Implacable logique, non ?
 
Commenceriez vous par déguster une plaquette de chocolat avant une salade d’été ?
 
ALORS, QUE FAIRE ?
 
Ce que je préconise…
 
J’entends de là, les soupirs, les voix se tordre, le gloussement de certains, mais l’approbation des fins gastronomes me soutiendront dans l’idée que je vais évoquer.
 
FOIE GRAS ET VIN MOELLEUX
 
 
 
Cet accord semble irrévocable, intouchable, tant il est merveilleux, ravissant.
 
LA SOLUTION     ===========   Le foie gras déplacé en entremets ouvrant la place au  dessert.
 
 
 
De tous temps, et ce jusqu’à encore quelques décennies, les fins gastronomes, les esthètes, épicuriens, et hédonistes, ont toujours proposé le foie gras, à la fin du repas. Sous la forme d’un entremets, suivant le fromage, avant le dessert.
 
 
 
                 
 
 
 
 
Ce mets si délicieux ouvrait la gourmandise, transition idéale ouvrant les portes des pâtisseries.
 
Accompagné d’un vin moelleux, non liquoreux encore, d’une implacable finesse, tel un Côteaux de l’Aubance, un Layon, un Vouvray, une vendange Tardive ou un Grand Cru d’Alsace, un Sauternes à maturité, offriront à vos papilles, et surtout au foie gras, un complément extraordinaire.
 
CONSEQUENCES
 
En proposant ce cheminement, vous surprendrez sans doute, mais là encore, vous épaterez vos convives, vous sortez du lot des simples amoureux de la table, vous passez de l’autre côté, à jamais estampillé esthète, hédoniste voire gastronome.
 
Vous avez respecté les règles fondamentales de la dégustation, la cohérence d’un diner, créé ce fil conducteur si recherché, et marqué les esprits, en proposant une solution magique au sinueux problème du foie gras et de son accord.
 
ET APRES LE FOIE GRAS ?
 
A ce moment, là, permettez vous de jouer l’originalité, proposez une gourmandise, un vin particulier, un vin de liqueur tel le Macvin du Jura, monumental, dont je serai amené à parler bientôt.
D'autres thèmes traités:


 
 
 
Emmanuel Delmas
 
par Emmanuel DELMAS publié dans : DIVERS
Mercredi 12 décembre 2007
 
 
 

                                                                     
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Je ne puis vous cacher que je ne suis pas un grand adepte des huîtres.
Cela ne m'empêchera toutefois pas de vous proposer quelques conseils d'accords mets et vins à ce sujet.

 

 

 

LES HUITRES

  

 

 

Il existe de bien différentes sortes d'huîtres, qui ont leurs spécificités bien propres. Ainsi, les huitres, creuses ou plates, d'Oléron, du bassin d'Arcachon.

Habitude est prise de marier les huitres avec des vins blancs très secs, acides, et fruités. En somme, souvent des vins bruts de décoffrage, si je puis l'écrire tels le Muscadet, le Gros plant, ou l'Edelzwiker alsacien.

Il serait déconvenu pour de jolies huitres de se montrer aussi obtus...

Les notes très iodées des huitres, effectivement, ne mettront pas en valeur un grand vin, cela j'en conviens.

Certes, il faudra s'engager sur des vins très acidulés, dotés d'une belle et franche acidité, mais, pourquoi éviter de se faire plaisir à déguster des vins palpitants et eux-mêmes engageants ?

A cet effet, invitation est donnée à un Xeres. Ce vin magnifique, au sud de Séville, sévissant sur des sols d'alluvions, aux notes iodées. Je vous invite d'ores et déjà à ouvrir une Manzanilla.

Ce Xéres, racé, pointilleux, et élancé, est un vin que j'apprécie au plus haut point. 

 

QUEL EST CE VIN ? 

 

 

Il se prénomme Sherry en Angleterre, ou Jerez aussi en Espagne.  

Le sol sur lequel sont plantées les vignes est d'un blanc éclatant, composé essentiellement de marnes crayeuses.

Le cépage de prédilection de ce terroir demeure le Palomino, planté à 95% dans cette région.

Les autres cépages, Pedro Ximénez et Moscatel ne sont utilisés que pour produire des xérès doucereux, Amontillados ou olorosos.

Je ne vais pas m'étendre sur la vinification de ces vins, mais les vignes reposant sur ce sol d'alluvions, permet au vin de Manzanilla de se montrer très sec, et d'offrir des notes salines, et de fruits secs, noix.

Néanmoins, il est important de souligner le caractère très particulier de ces vins. Ils peuvent effectivement, rappeller le Vin Jaune du Jura, bien que le cépage, le sol, et une partie de l'élevage soit différents.

 

 

VINS BLANCS ACIDULES

 

Pour faire plus simple, et rassurant, accordez les huitres avec des vins blancs acidulés, dôtés d'une belle fraicheur. Le choix est excessivement large, du riesling alsacien, en passant par le Riesling Kabinett allemand, surprenant de part sa très légère effervescence, au Torrentès d'Argentine, en passant par le Crozes Hermitage blanc, plus minéral, le Chablis, ou encore, le Menetou Salon, afin de mettre en avant l'expression acidulée du cépage sauvignon.

 

 

 

ET LE CHAMPAGNE...

  

I

 

Sans oublier l'accord naturel avec un Champagne, sa verve, sa finesse, et son élégance, en feront un compagnon tout trouvé, afin de débuter ce repas, et il serait bien dommage de s'en priver...

 

 Accords mets et vins: le sommaire

 


Emmanuel Delmas

 

 

 

par Emmanuel DELMAS publié dans : DIVERS

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