Dimanche 2 octobre 2005

                                         

                

Nous sommes un samedi, en fin de journée, il est toujours peu évident de trouver un restaurant de qualité ouvert.

Je prospecte, imagine, dicte, et m'entête: ce sera la Manufacture à Issy les Moulineaux ou le Tastemonde: problème, je les ai tasté voilà moins d'un an.

Ainsi, naivement me dis-je que le "Relais de Sèvres" est ouvert: Que nenni., erreur fatale. Je connais pourtant bien les qualités de ce restaurant m'étant offert un diner merveilleux voilà 2 années.

 

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Ainsi, je me retrouve, naîvement donc, au pied du restaurant, malheureusement fermé en ce samedi.

Fatalement, je me dirige vers le restaurant brasserie de l'hôtel, très peu convaincu.

Ronchonnant, je m'y engage, tête basse, je demande ma place, on m'y accueille somme toute avec élégance.

 

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J'observe la tablée, de finition marbreuse, légère, d'imitation début de siècle, je me sens à l'étroit. Alentour, une tablée de 8 personnes, une autre de 4 personnes, je me sens décidément bien esseulé.

Le service me semble dynamique, haletant et percutant.

Accueilli de bon aloi, l'ardoise m'est présentée:

2 entrées, 2 plats, et 2 desserts.

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Malgré le peu d'envergure, cela reste très engageant.

J'opte pour une feuille à feuille de pomme de terre, au jambon de pays, et crème légère qui se révèlera sans magie aucune, fade, et tristounette à souhait.

Concernant le plat, habitué aux viandes percutantes, et affriolantes, je me résigne à un sabre blanc aux tagliatelles à l'encre de seiche, et aux tomates confites acccompagné à la sauce vierge.

LE VIN   ??

Un Savennières, Domaine de la Mulonnière 2003, à Beaulieu sur Layon.

Voici un vin tout de fruit vêtu, opulent, richissime, et percutant de fraicheur, l'équilibre est respecté.

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Le poisson est rassurant eu égard le goût et la texture marine, mais trop cuite, elle semble insipide.

Toutefois, il est à souligner un service d'excellent aloi, percutant de maîtrise, et très professionnel.

Dès mon arrivée, je me sentais pris en mains. Quelle classe, assurément.

Seule déception finalement, la cuisson de mon poisson, trop saisi, enlevé. Dommage, pourtant, on sent un travail maitrisé, ou qui devrait l'être.

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Comme je le disais plus haut, j'ai eu la chance de diner au restaurant étoilé de l'hôtel voilà 2 années. Ce qui m'avait marqué restait certes une cuisine maitrisée, subliminale, et remarquable dans le respect des textures et des cuissons, mais surtout un service impeccable.

ET là, une fois encore, le service est merveilleux d'attention. J'en suis admiratif.

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Comment le groupe ACCOR arrive t'il à recruter des personnes de valeur au sein d'un groupe certes de qualité, mais qui, malheureusement, ne peut offrir de moyens extravagants pour la restauration.

Effectivement, celle-ci tend à souffrir d'un manque de personnel, pour des raisons que tout le monde connait. J'ai la nette impression que le client ne doit que payer une addition semblant parfois trop lourde à porter, aux yeux des directions en place.

Malgré une assiette de fromages remplie, opulente à souhait, et somme toute peu originale:

2 fromages de chèvre, 2 fromages de vache, et 1 pâte persillée.

 

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Le directeur de salle m'offrit très gentiment un verre de Pouilly sur Loire, et je dois avouer que j'en étais non pas surpris, mais étonné.

Le cépage chasselas, en notre noble pays, demeure une rareté.

Et, c'est à ce moment précis que je remarquais à quel point l'équipe de salle maitrisait son sujet, pouvait combler les quelques carences de la cuisine.

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Somme toute, si la cuisine n'offre pas toutes les garanties, le service se permet de réduire quelques carences, l'ambiance permet de se retrouver, la carte des vins, certes limitée peut surprendre, finalement, on quitte ce lieu, heureux d'avoir pu échanger avec des amoureux de la profession.

Finalement,

En cela, messieurs, merci.

Emmanuel DELMAS

par Emmanuel DELMAS publié dans : Restaurants
Mercredi 21 septembre 2005

Le restaurant

 

 

 

Un restaurant cultivant l'art de la bière, voilà un concept original, et encore inexploré  L'idée de ce beer store est né, voilà quelques années. Il a fallu pas moins de 3 années d'études poussées, pour penser ce "show room", installé au milieu de la plus prestigieuse avenue du monde. Heineken est à l'origine du concept.

Dès l'entrée, le ton est donné. Un joli bois brun donne envie d'y pénétrer. le sigle CULTURE BIERE remonté des 4 barres de couleur représentant les couleurs blanches, blondes, ambrées, et brunes, nous invite à pénétrer. Et nous y voilà.

 

Première constatation...7 clients, en tout et pour tout, déambulent, à travers les 2 restaurants, le bar en sous sol, et le bar comptoir de l'entrée. Maigre, très maigre. Quant à la terrasse, elle est vide.

Il nous faut, environ 10 minutes, pour que nous remarquions avec le directeur de développement d'un projet auquel je participe ( pour les vins, vous l'aviez deviné), la présence d'un stand de sorbets à bière, situé à l'entrée du restaurant store !!

C'est dire à quel point, le design si épuré, et linéaire, n'arrive pas à mettre en valeur les produits, qui, pourtant ne demandent que cela pour se faire remarquer. Etrange conception de la mise en avant de ceux-ci.

Les produits dérivés sont innovants, gelées de bières, saucissons pour bières, thé au houblon, et tant de produits autour de ce breuvage.Toutefois, je m'étonne de devoir manipuler les sachets afin de deviner les prix.

La séparation, et l'étiquetage des stands n'est pas évidente, on s'y perd facilement, les tons bruns, linéaire écrase les produits eux-mêmes.

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LE RESTAURANT ( à l'étage)

Divine surprise, une vingtaine de clients d'ores et déjà attablés, nous sommes rassurés.

La carte semble un peu compliquée à comprendre....finalement, la traçabilité du concept n'est pas si évidente. Cela semble fouillis.

Toutefois, la maitre d'hôtel et son sourire, nous éclairent.

On acquiesce à ses propos, et commandons un "amuse bouche" autour de la bière. Quelques tapas, salades, et crêpes de saumons, à la crême, agréable mise en bouche.

Nous optons chacun pour un tartare, au whisky, et l'autre, à la façon mexicaine.

Tartare façon whisky, un peu trop aigre douce, le whisky se fait très discret, la salade l'accompagnant demeure tristounette, mais la patate cuite au four, à la crême est bien maitrisée.

Tartare façon mexicaine, bien assaissonnée, les bouts de poivrons relèvent le tout.

Comme vous l'imaginez, le tout fut arrosé de bière.

Jolie surprise, la possibilité de commander un duo ou un trio de bière de 10cl parmi 4 bières.

Un brassin de bière, une Affligem, Heineken.

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Au final, un repas dénué de grandes surprises, des bières agréables pour une découverte forcément surprenante pour les néophytes. Un service sans prétention, mais un concept assez peu lisible.

Attendons que celui-ci prenne ses marques, remplisse ses salles...et se dynamise.

Ne nous montrons pas trop durs, ce fut un repas juste sympa, dans un endroit épuré, mais un peu froid.

 

Visite du bar du 18 Mars 2006, ici

 

 Emmanuel DELMAS

par Emmanuel DELMAS publié dans : Restaurants
Vendredi 1 juillet 2005
 L'AMANDINE à Vanves





Voici un restaurant, sans rien d'extraordinaire, de prime abord. La devanture, faisant le coin de 2 rues, reste sobre, mais accueillante.

Le menu à 31 euros, est une alternative interessante le soir, surtout, si l'on apprécie le vin de Chinon.
Inclus une demi bouteille de vin, ce menu est un choix judicieux.

Le propriétaire du restaurant commande des vins de Chinon à un de ses amis, et vous les propose.
Je vous recommande, le Chinon blanc, mis en exergue par son cépage chenin, tout en finesse, et élégance, malgré sa naturelle rondeur.

Pour les plats les queues d'écrevisses, et son lit de chou blanc, met en appétit.
Pour suivre, la lotte et sa julienne de légumes, met en exergue le vin que j'ai commandé, une 1/2 bouteille de Meursault 2002, merveilleux d'équilibre, de volume, et ses notes beurrées, vanillées m'ont transporté. Un bel accord mets et vins, assurément.

Quant au dessert, le trio de crèmes brulées, pour les gourmands, une valeur sure.

Ce fut un moment agréable dans un restaurant ne payant pas de mine, mais, qui cache des vins rares.
Passionnée de Chinon, le propriétaire propose des chinon de Couly Dutheil, en 1985 et 1989, de jeunes millésimes aussi, mais cela n'est pas important ;-)

Très bientôt, le 1982 fera son entrée, il faudra en profiter, d'autant plus au mois d'Octobre, lors de l'ouverture en Ecosse, de la chasse à la Grouse, ce fameux volatile, s'égarant sur le sol sauvage.

Ce n'est qu'une simple suggestion pour les curieux et gourmands...

Emmanuel DELMAS

Pour le plan,cliquez ici:

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par Emmanuel DELMAS publié dans : Restaurants

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