Lundi 10 décembre 2007

 

 

 

Le caviar. Produit de luxe, par excellence, il fait rêver aujourd'hui, nombre de gastronomes et de fins gourmets.

 

Confidentiel, plein de personnalité, savoureux et gouteux, il reste cependant un mets qui peut rebuter. Mais la moindre opportunité devient une chance unique, de constater par soi-même, l'extraordinaire finesse de ce mets si raffiné et rare.Eclairage sur cet accord.

 

Le caviar

 

Différentes sortes de caviar existent. Issus d'oeufs d'esturgeon, tels le sevruga, l'osciètre et le beluga. La mer Caspienne et la mer Noire abritent les fameux esturgeons.

Le caviar a un goût fort prononcé, iodé, certes, mais une rare persistance en bouche. L'amertume, se calque aux notes salines, à d'autres parfois plus doucereuses. Cela apporte à ce mets, un réel raffinement, et un grand ravissement pour les papilles.

Déguster du caviar, c'est ouvrir les portes de sensations merveilleuses, et aussi particulières. Ainsi, les oeufs d'esturgeon, ne sont pas appréciés par tout le monde.

 

LA VODKA ?

 

 

 

Il est de notoriété d'accompagner le caviar, en règle générale avec une vodka. Afin de faire preuve d'une certaine ouverture d'esprit, je vais oser dévoiler quelques marques de vodka, qui semblent apprécier la compagnie du caviar, ou plutôt, les vodka que sa majesté le caviar accepte à sa table.

Evitons, même si je l'apprécie énormément la marque au bison, très arômatique, mieux vaut privilégier une vodka dite pure, ou sèche.

Ainsi, la Stolichnaya, russe, elle a un grain d'une grande pureté, elle saura s'effacer au profit du caviar.

La wiborowa, polonaise, a la réputation de se montrer plus épicée, complexe.

Mais, il existe en France, distillée à Cognac, une Vodka, devenant réputée d'ailleurs pour sa grande pureté, qui peut se targuer de mettre en valeur et accompagner le caviar: la Grey Goose.

A noter, depuis quelques mois, l'apparition d'une nouvelle Vodka suisse, Xellent, dont je serai amené à vous parler un peu plus tard.

Il existe bien d'autres vodkas, mais je ne désire pas non plus m'attarder sur le sujet, je dois vous l'avouer.

 

ET LE CHAMPAGNE ?

 

Alors que la vodka aura tendance à anesthésier les papilles, le Champagne au contraire, saura les titiller, les mettre en exergue, afin de les préparer à recevoir le raz de marée de saveurs que la caviar leur proposera.

Ll'idée est de proposer un Champagne vineux, gras, et complexe. Où la bulle n'est présente que pour accompagner un vin, tout de gras vétu.

En somme, un flacon offrant de l'opulence, des notes briochées, et toastées, des pointes acidulées afin d'équilibrer le Champagne, et des bulles fines, et élégantes.

Jacquesson, S de Salon, Krug, Pol Roger, Bollinger pour ne citer qu'eux. De grands seigneurs parmi quelques autres.

A Vin de Champagne, Caviar de Seigneur, finesse, élégance, exclusivité le caviar de Béluga saura prendre sous son aile ces remarquables champagnes.

 

 Accords mets et vins: sommaire

 Emmanuel DELMAS

par Emmanuel DELMAS publié dans : DIVERS
Samedi 8 décembre 2007

   

 

           

 

 

A l'approche des fêtes, et au moment des préparatifs du diner de réveillon, il me semble judicieux d'éditer un petit article concernant l'accord entre le vin et le saumon fumé.

Si le saumon fumé se décline sous plusieurs espèces, et provient de différentes mers, je vais tenter de me montrer le plus approchable possible, en faisant fi des variantes.

Ainsi, le saumon fumé est un mets d'une très grande finesse.

 

 

La texture grasse de la chair, sa tendreté, rend ce mets très appréciable des gourmets. Accompagné de son blinis, ou de sa briochine, voire de son pain toasté, le saumon fumé offre réellement un grand plaisir à la dégustation.

Une crême fraiche légère, un trait de jus de citron, parfois quelques herbes, et voici que nos papilles se délectent d'ores et déjà à l'avance, à la simple évocation de cette préparation.

 

 

L 'AROME DE FUME DANS LE VIN ?

 

 

Cet arôme est décelable parmi quelques vins rouges, surtout. Ainsi, je l'ai récemment rencontré sur une Côte Rôtie 1999, et sur un fort joli vin du Chili, issu du cépage Carmenère, dans la Maipo Valley.

On remarquera qu'en général la structure de ces vins rouges est très dense, avec une certaine matière et du relief.

J'éviterai cependant de proposer ce type de vins avec un saumon fumé, le contraste étant trop saisissant. L'ossature trop opulente de ces vins écrasant la finesse du mets.

 

QUEL VIN ALORS ?

 

 

Instinctivement l'idée est de l'associer à un vin blanc sec.J'acquiesce, à la condition que ce vin ne se montre pas trop typé, rustique, ou trop gras.

Le saumon est un mets fin, cependant sa texture est souvent grasse. Ainsi, j'éviterai l'orientation sur un vin blanc trop gras, pour ne pas alourdir l'échange.

Un vin blanc sec, fruité, et élancé, permettra de rehausser la légèreté du plat. Accompagner le goût fumé, et la sensation légèrement grasse du poisson sera le rôle tenu par le vin.

C'est pourquoi, un cépage sauvignon, sur un terroir riche, tel un Quincy, s'inviterait à la table du saumon fumé.

Un chenin blanc, tout de fruit vêtu, donc encore jeune, et nerveux, soutiendra la comparaison avec élégance: Jasnières, sur un très jeune millésime 2004, rehaussera les saveurs du poisson, de par sa verve.

Un vin blanc sec aromatique et encore jeune, sera un compagnon de choix. Un Muscat d'Alsace, un Mercurey blanc, en Bourgogne, ou un Jurançon sec, tous ces vins, malgré une jolie minéralité, sont, sur de jeunes millésimes des vins mettant en évidence, à la fois le gras de la texture du saumon, et sa finesse.

 

 

 

UN SURPRENANT ACCORD

 

Certes, un vin de Champagne agrémentera l'accord, il est vrai...orientation est donnée sur un rosé, pour son fruit, et sa fraicheur.

Mais, j'ai bien envie de vous faire part d'un essai assez surprenant.

Hier soir, j'ai dégusté un saumon fumé d'Ecosse, et j'ai osé, car j'avoue être très curieux, le marier avec un vin blanc passerillé. Entendez moelleux.

 

Un vin particulier, car, issu du cépage chardonnay. Ce vin de pays de l'Ile de Beauté, ne titrait que 11°, et j'avais décidé de le carafer 6 heures à l'avance. L'idée était d'éclipser la matière un peu alccoleuse, qui dominait à l'ouverture. Et le résultat fut très convaincant.

Du fruit, des notes beurrées, et quelques pointes de fruits secs, permettaient un échange très instructif avec ce saumon fumé. Une fort jolie conversation, finalement.

Le carafage a permis au vin de se rendre très conciliant.

 

CONCLUSION

 

 

 

En somme, un vin blanc sec, et aromatique sera un compagnon de choix. La jeunesse du vin, permettra d'élancer celui-ci, et de prolonger le plaisir de l'accord.

Mettre l'accent sur la fraicheur, du vin permet de l'étirer en longueur. Une légère impression de minéralité offrira une sensation de rondeur, à condition que le vin ne se montre pas lourd. Et cet équilibre, sera régenté justement par son acidité.

 D'autres thèmes traités:                    Le sommaire

Les règles 

Les mets réfractaires

Au commencement, l'apéritif

 

Emmanuel DELMAS

 

      

par Emmanuel DELMAS publié dans : DIVERS
Jeudi 4 octobre 2007

 

          
 
 
 
L’automne, la Toussaint approchant, le temps se détériore, les nuages se font menaçants… la pluie s’invite, les arbres se dénudent, au profit d’un sol se jaunissant de feuilles mortes, craquelantes sous nos pieds.


 
Les forêts s’humidifient, les oiseaux survolent les étangs, les arômes de sous-bois dominent l’atmosphère, le gibier est de sortie, la vie s’amplifie.

Au sol, l’humidité,  les feuilles devenues orangées, le marron est de sortie, et tout cela nous amène inévitablement, aux chataîgnes, aux marrons, au gibier, aux potimarons,…et de bien entendu, aux champignons.
L'hiver, l'histoire se répète, les fêtes approchent, la neige apparait, et offre son mateau tout blanc à dame nature.
 
   
 
 
LES  PRINCIPAUX CHAMPIGNONS
   
 
 
        
 
 
 
 
Il existe plusieurs espèces de champignons. Champignons dits de souche, et ceux récoltés dans leur milieu naturel.
 
Morilles : ces champignons se font désirer et sont  reconnaissables à leur gros chapeau alvéolé et à leur pied large

Pleurotes : il s'agit de grands champignons se reconnaissant à leur chapeau en forme de cornet. Il en existe 40 espèces.

Bolet, ou cèpe : ce champignon est délicat à trouver; son pied est en forme de poire surmonté d'un chapeau coloré allant du rouge au brun. Une douzaine d'espèces sont recensés.

Truffes : ces champignons poussent sous la terre. ce qui leur permet d'être difficiles à dénicher, d'où leur coût élevé. On utilise des animaux dressés, chiens et cochons plus rarement, pour les déterrer.
 
 
 
 
ACCORDS CHAMPIGNONS VINS
 
 
 
                                  
 
 
 
Ce qui est plaisant avec le champignon est certes sont goût souvent particulier, prononcé, terreux, végétal, mais surtout, sa texture.
 
Le chapeau ou le pied demeure craquant, croquant, craquelant, croustillant, selon son espèce, et surtout selon la cuisson adoptée.
 
Ainsi, moins le champignon sera cuit, plus il se montrera croquant.
 
 
 
 
QUELS VINS ?
 
 
  
                                      
 
 
 
Les truffes noires, afin de s’intéresser au seigneur des champignons, si capricieux, appelleront un vin rouge, tout en rondeur, sphérique, si possible arrivant à maturité. N’appréciant pas les vins tanniques, acides, ils préfèreront les vins issus de cépages merlot, malbec, ou encore tannat.
 
Les vins du Sud Ouest, et de Bordeaux répondent bien à ces critères.
 
En 1er lieu, Pomerol, Saint Emilion, Cahors, et Madiran. Cette liste n’est pas exhaustive, tous les vins rouges, de caractère, ronds, et charnus, arivant à leur apogée (souvent après 10 ans), sont aptes à accueillir des truffes noires.
 
S’agissant des morilles, pleurotes, il s’agira de s’intéresser aux cuissons, et aux sauces, et accompagnements proposés.
 
Ainsi, un poulet de Bresse au vin jaune, et ses morilles, se délectera d’un vin jaune du Jura, sur un millésime jeune afin de transcender encore plus le plat, en lui apportant une jolie source de fraicheur, associée à un grand volume de bouche, typique de ce vin, et ses notes de noix.
  
 
 
 
LES REGLES
 
 
 
L’accord se fera certes selon l’espèce de champignons, leur texture, mais aussi leur saveur.
Les champignons étant souvent accompagnés d’une sauce, il est important de se calquer à l’ensemble du plat.
 
 
 
 
LES VINS BLANCS
 
 
 
 
 
              
 
 
 
 
Ainsi, un vin blanc gras, riche, opulent, accompagnera aisément un plat de champignons.
 
Les vins du Jura ont cette faculté, gras, et sphériques, ils ont pour eux, un grand volume de bouche, et des saveurs typiques de noix, noisettes, champignons, une fois atteint la maturité.
Jeunes, ils ont l’avantage d’offrir une réelle fringance, souvent bienvenue.
 
Les vins de Bourgogne, plus approchables, et confortables, disons plus rassurants, raviront par leur classe, leur race. Le chardonnay, universel, et minéral, sur certains recoins, saura rehausser avec élégance les plats de champignons.
 
Les vins Rhodaniens, minéraux, laissant parfaitement s’exprimer le terroir, offrent une merveilleuse alternative. Surtout réservés aux initiés, souvent incompris, ils réveilleront le plat de par leur complexité aromatique.
 
Un Condrieu, très rond, gras, doit être bu très jeune, autrement, il décevra par son cruel manque de finesse.
 
Jeunes, les vins blancs du Rhône, se montreront plus équilibrés, élancés, et plus pénétrants, avec les champignons.
 
Plus mûrs, ils manqueront certes de fraicheur, mais ils auront l’avantage de proposer une palette aromatique plus proche des champignons, et des noix.
 
 
 
 
LES VINS ROUGES
 
 
 
        
 
 
 
 
Les vins rouges, avec leurs tannins, leurs acidités sous-jacentes, ont plus de mal à soutenir la comparaison avec le champignon en tant que tel, nature.
 
Cependant, dès qu’une sauce est élaborée, une volaille, ou viande proposée, le vin rouge prend toute son importance.
 
Ainsi, les sauces vin rouge, les cèpes, ou bolets, s’offriront d’eux-mêmes aux vins typés, racés, et aux tanins fondus.
 
Le Bordeaux, en général, et les vins de Pomerol en particulier, ont toujours su tirer profit de leurs arômes typiques de truffe, de sous-bois, et de cuir, afin de rallier la cause des champignons.
 
Les vins du Sud Ouest, Cahors, Madiran, de par leur architecture, après quelques années de garde offrent une merveilleuse alternative.
 
Appelons aussi à la barre, les surprenants Chinon, vins que l’on ne devrait jamais ouvrir avant 10 ans.
Leur complexité, et leur finesse, permettent des accords cohérents, et souvent magiques.
 
Les vins issus de la syrah, racés, étirés, fumés, s’invitent eux aussi, à table. Le grenache plus riche, opulent, une fois à son apogée délivre son message, et rehausse les champignons.

Les vins superbes de Bandol, sauvages et giboyeux à souhait desquels le cépage mourvèdre apporte toute sa force et son caractère.
 
CONCLUSION
 
 
 
Il serait trop long d’énumérer les nombreux vins capables de s’associer aux champignons, et aux sauces les accompagnant.
 
Néanmoins, plus la cuisson sera longue, plus le vin sera puissant.
 
Vin blancs= Champignons crus, à quelques exceptions près (truffes)
Vins rouges=Champignons cuits
 
Bien entendu, il serait trop simple de s’arrêter à cet écueil, l’accord du mets et du vin, quel qu’il soit, est magique, car, unique.
 
Surprenant, déroutant, c’est toute sa complexité, qui en fait de l’accord mets et vins, toute sa magie.
 
Emmanuel Delmas
par Emmanuel DELMAS publié dans : DIVERS
Jeudi 27 septembre 2007
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Quelques vins dégustés très rapidement, juste pour le plaisir d'échanger.


3 chardonnays Californiens :

Saintsbury: Chardonnay 2005, Carneros

Nez grillé, minéral, fruit blanc.
Bouche ronde, jolie fraicheur pour un vin assez longiligne malgré une finale marquée par l'élevage.
***

St Supéry 2006 Chardonnay

Bouche longiligne, plus droite, pour une finale ronde.
Meilleur équilibre
***

Clos du Val 2005, Carneros, Chardonnay


Nez brioché, fruits blancs mûrs.
Bouche opulente, finale gourmande, marquée par l'élevage en fûts. Joli vin pour qui apprécie les vins marqués par le fût. Belle précision servie par une jolie fraicheur.
***








par Emmanuel DELMAS publié dans : DIVERS

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